‹ Saint-Martin, le philosophe inconnu, sa vie et ses écrits, son maitre Martínez et leurs groupes d'après des documents inéditsChapitre 289 sur 360 · LES CONSÉQUENCES · texte numérisé non relu

LES CONSÉQUENCES

privilégiés eux-mêmes n’étant tenus qu’à la loi universelle , puisqu’il n’y en a pas d’autre , comment nous, qui leurs sommes inférieurs, y serions-nous tenus au même degré qu’eux ? L’imputation, dans le monde moral tout entier, étant en proportion des moyens — et le contraire impliquerait — comment celle qui pèse sur nous ferait-elle seule une exception et serait-elle supérieure à nos forces?

Telle est pourtant la prétention de notre morale.

Et ce n’est pas encore sa plus grande erreur; car, dans ses exagérations, elle ne se borne pas à nous assimiler aux êtres supérieurs seulement, elle nous prescrit la perfection divine. Or vouloir, sous un point de vue quelconque, égaler l’homme à Dieu, c’est évidemment confondre le fini et l’infini, et se tromper de gaieté de * coeur.

Cela étant, peut-on conclure légitimement :

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