‹ Saint-Martin, le philosophe inconnu, sa vie et ses écrits, son maitre Martínez et leurs groupes d'après des documents inéditsChapitre 96 sur 360 · LE MOUVEMENT DU TEMPS · texte numérisé non relu

LE MOUVEMENT DU TEMPS

commencé ses visites par eux, s’il avait vu leur pays, n’apprit à les connaître qu’à Strasbourg, et plus tard par sa correspondance avec le baron de Liebisdorf, un . de ses plus savants admirateurs. Ce ne fut, en effet', qu’à Strasbourg qn’on lui fit comprendre l’importance que la lecture des ouvrages de Bœhmc en langue allemande offrirait à un théosophe pour le progrès de ses études.

Tout cela réduit le voyage de Suisse et d’Allemagne à sa plus simple expression, c’est-à-dire à une simple traversée en chaise de poste, si ce n’est à une supposition tout à fait gratuite.

Sur ces pérégrinations du théosophe nous n’avons, ainsi que je l’ai dit, que de courtes indications , des listes de noms et quelques traits anecdotiques. Point d’observations générales, rien de cette critique philosophique, aucun de ces aperçus généraux, qu’il était si facile à une intelligence aussi élevée de jeter sur le papier à une telle époque. Il était même difficile de résister à ces sortes d’appréciations , quand l’Europe tout entière se sentait travaillée de théories qui voulaient passer des écoles et des livres dans le monde des réalités, quand elle était tout envahie d’aspirations qui prétendaient franchir le foyer intime, Pâme des peuples, pour s'établir dans leurs institutions.

Saint-Martin n’était pas étranger à ce mouvement ; il allait bientôt s’en faire un des plus éloquents conseillers ; mais son moment n’était pas venu.

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