D SAINT-MATHIEU
notaire, et de Marie-Joseph Adam, sœur de feu M. le chanoine Adam, de Montréal, et du Rév. Père Adam, jésuite, fit ses études à Rigaud et au grand séminaire de Montréal. Il fut ordonné prêtre à Rigaud, par S. G. Mgr Ëmard, le 26 août 1900. Professeur pendant une année à Valleyfield, il fut ensuite deux ans vicaire à Sainte-Marthe et, en 1903, il devint professeur au collège de Rigaud jusqu'en 1908. Sa santé un peu compromise par le travail de l'enseignement, lui fit désirer un ministère sinon moins actif, du moins plus varié, et il fut heureux de venir remplir les agréables fonctions de vicaire à Saint-Mathieu. Il y resta jusqu'en juillet 1914, alors qu'il dut retourner à Rigaud pour y reprendre ses fonctions de professeur au cours classique.
Comme son prédécesseur, M. l'abbé Phaneuf a gardé un bien excellent souvenir des jours paisibles et heureux qu'il a passés à Central Falls et il aime à y revenir autant qu'on aime à l'y revoir.
Le troisième et actuel vicaire à Saint-Mathieu est M. l'abbé Joseph Geoffroy, originaire du diocèse de Joliette.
Modeste et régulier, actif et discret, zélé pour son ministère et pour les œuvres qui lui sont confiées, de relations agréables par sa belle humeur et les spirituelles reparties de sa conversation, M. l'abbé Geoffroy est un vicaire qui semble fait à souhait pour le milieu paisible et délicat du presbytère Saint-Mathieu et aussi pour le travail du saint ministère très actif qu'il exerce dans cette excellente paroisse, où tous l'estiment et tiennent à le garder longtemps.
M. l'abbé Joseph Geoffroy est né à Saint-Félix de Valois, le 14 décembre 1884, de Joseph Geoffroy,
cultivateur, et d'Emilie Hénault. Il entra en 1900 au séminaire de Juliette où il fit toutes ses études classiques et remporta le titre de bachelier ès-arts. Il entra en 1907 au grand séminaire de Montréal, fut tonsuré en juin 1908, reçut les ordres mineurs en juin 19®9, et le sous-diaconat en décembre de la même année. Diacre en juin 1910, il fut ordonné prêtre le 31 juillet 1910, par Mgr Archambault, à S. -Norbert de Berthier. Professeur de littérature et d'histoire au séminaire de Joliette en 1910-1911, il fut nommé vicaire à S. -Jacques de l'Achigan en 1911, d'où il vint en 1914, à Saint-Mathieu de Central Falls,
Chargé spécialement de l'école, des catéchismes et des congrégations des jeunes gens et des jeunes filles, M. le vicaire Geoffroy s'acquitte de ses fonctions avec une ponctualité et im zèle qui lui attirent l'estime et la satisfaction de tous.
Dans l'histoire d'une paroisse américaine, il convient bien de signaler aussi les syndics qui font partie du bureau d'administration temporelle de la paroisse, qui sont, avec le curé, sous la haute direction et coopération de l'évêque, les administrateurs temporels de la paroisse.
Les deux premiers syndics de la paroisse Saint- Mathieu furent MM. J.-B. Laliberté et Joseph Saint-Onge.
M. Jean-Baptiste Laliberté, maçon-plâtrier, est né à Ste-Croix de Lotbinière, le 15 janvier 1862. Venu aux États-Unis, il y a trente-cinq ans, il se maria à Lewiston, Maine, à demoiselle Emilie Lambert, originaire de Saint-Flavien. Établi à Central Falls depuis trente-un ans, M. J.-B. Laliberté est l€ père de dix enfants. Il demeure au No 81 de la rue Garfield.
M. Joseph Saint-Onge, ouvrier mécanicien, est né à Saint-Bruno, comté de Chambly, le 20 décembre 1850. Marié à demoiselle Délima Beauregard, à Ste-Brigitte, comté de Bagot, M. Saint-Onge est le père de onze enfants et il est établi à Central Falls depuis trente-un ans. Il demeure au No 215 de la rue Rand.
Ces deux premiers syndics, qui eurent à s'occuper des premières constructions, et des premières installation de la paroisse, restèrent en charge jusqu'en 1909, alors qu'ils furent remplacés par MM. Napoléon Trahan et William Paquette.
M. Napoléon Trahan, charpentier et maçon, est né à L'Acadie, le 24 février 1854. Établi à Central Falls depuis cinquante ans, il s'y maria à demoiselle Sophronie Frégeault, qui est décédée depuis huit ans. Père de treize enfants, M. Trahan, qui a construit la première maison sur la rue Garfield, y demeure toujours, au no 118.
M. William Paquette, entrepreneur menuisier, est âgé de 58 ans et est né à Rougemont. Il est l'époux de dame Marie Gervais, originaire de Notre-Dame de Standbridge. M. Paquette est le père de six enfants et il est établi à Central Falls depuis trentecinq ans, y ayant aussi séjourné différentes fois auparavant. Il demeure au no 20 de la rue Phœnix.
Deux autres sjiidics remplacèrent ces deux derniers en 1912, ce furent MM. Olivie^ Parizeau et Siméon Bérard.
M. Olivier Parizeau, menuisier, est né à Saint- Césaire, le 27 juin 1857. Il se maria dans cette même paroisse, à demoiselle Délima Papineau. Établi à Central Falls depuis vingt-huit ans, M. Parizeau est le père de dix enfants. Il demeure au no 32 de la rue Liberty.
M. Siméon Bérard, ouvrier de manufactures, était né à Sainte-Marie de Monnoir, le 27 février 1856. Il s'était marié à Adamsville, à demoiselle Emilie Brault. Il était le père de cinq enfants et il vécut trente-huit ans aux États-Unis, trois à Cohoes et trente-cinq à Central Falls. M. Siméon Bérard est décédé le 31 mai 1916, au no 38 de la rue West Hunt, où il demeurait.
Les deux syndics actuels, nommés en décembre 1916, sont MM. Louis Biais et Isaac Rivard.
M. Louis Biais, marchand-épicier, est né à Saint- Césaire, le 18 janvier 1861. Marié depuis vingtneuf ans à demoiselle Marie-Louise Guertin, de Saint-Hyacinthe, M. Biais est le père de six enfants. Établi à Central Falls depuis quarantequatre ans, après avoir passé auparavant cinq années à Cohoes, M. Louis Biais demeure au no 71 de la rue Garfield.
M. Isaac Rivard, maçon-plâtrier, est né le 12 octobre 1848 à Saint- Aimé. Il se maria à Natick à feu demoiselle Odile Quintin de Saint-Grégoire. Venu dans le Rhode Island à l'âge de vingt ans M. Rivard est établi à Central Falls depuis trente ans et il est le père de quatorze enfants. Il demeure au no 49 de la rue Hedley.
Comme on le voit, ces huit syndics, tous originaires du Canada, sont des chefs de famille établis depuis longtemps à Central Falls, où ils comptent parmi les citoyens les meilleurs et les plus respectés. Leurs noms doivent être conservés comme représentatifs des bonnes familles plus nombreuses qui ont formé, soutenu, édifié la paroisse Saint- Mathieu, qui lui ont donné, en soutenant les efforts de son dévoué curé, son bon esprit et ses belles traditions.