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DIX ANS DE PROSPERITE GRANDISSANTE

Nous avons dit les progrès de la jeune paroisse Saint-Mathieu de Central Falls du Rhodes Island, dans les dix premières années de son existence, au point de vue temporel, et nous avons aussi fait connaître, bien sommairement il est vrai, sa vie religieuse et intellectuelle.

Commencée avec 300 familles, la paroisse en compte aujourd'hui plus de 500. D'abord bien isolée au sommet du triangle formé par les rues Dexter et Lonsdale, l'église-école a vu venir à elle du sud et de l'est, les deux côtés où la paroisse puisse se développer, bon nombre de familles qui y ont construit de jolies habitations.

Dès maintenant on peut entrevoir qu'avant bien des années une belle église sera construite pour mieux répondre aux besoins et aux aspirations de la paroisse qu'elle dominera et semblera protéger. Il le faudra pour répondre aux développements de l'école, qui aura besoin de nouvelles salles de classes.

A un autre point de vue, qui témoigne bien de la vitalité religieuse de la paroisse, il faut rappeler que les paroissiens de Saint-Mathieu s'honorent d'avoir donné déjà quatre prêtres à l'Eglise et gardent l'espoir bien fondé de lui en donner bientôt un autre.

Ces quatre prêtres sont par ordre d'ordination :

MM. les abbés Emest Olivier, vicaire à Manville ; J.-B. Messier, vicaire à Webster, Mass., Oscar Forest, vicaire à Crafton, Mass. ; Alfred Jette, qui vient d'arriver de Rome, où il a passé six ans pour faire ses études philosophiques et théologiques tout en acquérant la connaissance des langues italiennes et portugaises. M. l'abbé Oscar Normand accomplit actuellement sa troisième année de théologie au grand séminaire de Montréal.

M. l'abbé J.-B. Messier, fils de M. Edouard Messier et de Marie Lange, est né le 24 juin 1885, à North Smithfield, R. I., et fut baptisé à l'église du Précieux-Sang de Woonsocket. Après avoir été élève des Sœurs de Sainte-Anne de Central Falls, il fit ses études classiques aux Trois-Rivières et ses études théologiques partie à Valleyfield et partie à Rochester, N. Y. Il fut ordonné prêtre le 8 juin 1912 et fut depuis lors vicaire à Webster, Mass.

Le révérend M. Emest Olivier, dont le père habite la paroisse Saint-Mathieu, est né à Ste- Elisabeth de Joliette, fils de M. Arthur Olivier et de dame Georgiana Desrosiers, le 25 juillet 1877. Il entra, en septembre 1891 au Séminaire de Joliette où il fit tout son cours classique. Après son grand séminaire à Montréal, il fut ordonné prêtre le 24 mai 1902 par Sa Grandeur Mgr Bruchési. Professeur un an à Joliette, deux ans vicaire à St- Cuthbert et deux autres années à Saint-Gabriel de Brandon, il vint ensuite aux États-Unis où il arriva le 1er juillet 1907. Sa Grandeur Mgr Harkins voulut bien le nommer alors vicaire à Saint-Jacques de Manville, où il exerce encore le saint ministère

M. l'abbé Oscar Forest, est né à Harrisville, R.I., le 27 juillet 1887, de M Camille Forest et de Dame

Emma Massé. Élève de l'école des Sœurs de Ste- Anne à Central Falls, il fit ses études classiques au séminaire des Trois-Rivières. Après ses études théologiques au grand séminaire de Montréal, il fut ordonné prêtre aux Trois-Rivières par S. G. Mgr Cloutier, le 27 avril 1904. Professeur un an au Séminaire des Trois-Rivières, il fut ensuite vicaire à Ste-Geneviève de Batiscan, puis à Shawinigan. En 1906, il passa aux États-Unis et fut nommé vicaire à Grafton, Mass., où il exerce actuellement le ministère.

M. l'abbé Alfred Jette, le plus jeune des prêtres dont les parents demeurent sur la paroisse Saint- Mathieu, est né le 23 novembre 1888, à Spencer, Mass., fils de M. Clément Jette et de dame Virginie Boisvert. Il fit ses études primaires à l'école des Sœurs de Ste-Anne de Central Falls et ses études classiques à St-Hva'cinthe et à Nicolet. Admis au diocèse de Providence en 1911, il fut envoyé à Rome, au Collège Américain du Sud, et suivit pendant six ans les cours de philosophie et de théologie de l'Université Grégorienne. Il fut ordonné prêtre à Rome, le 10 août 1917, par Son Éminence le Cardinal Pompili.

Un bon nombre de religieuses sont aussi issues des familles de la paroisse Saint-Mathieu.

Mentionnons :

Chez les Sœurs de la Providence : Sœur Marie- Raphaïlde (Rose-Alba Richard), à Vancouver ; Sœur Alméride (Aldéa Richard), à Mont-Laurier ; Sœur Marcella (Anna Parizeau), à Grouard, Alberta. Deux novices de Saint-Mathieu sont aussi à se préparer dans la même communauté.

Chez les Sœurs du Bon-Pasteur : Sœur Margue-

rite du Sacré-Cœur (Nativa Beauregard), à Parc Laval, Montréal.

Chez les Sœurs de Sainte-Anne : Sœur Marie Ursulina (Maple Gendron), à Worcester.

Chez les Sœurs de l'Immaculée- Conception, missionnaires en Chine : Sœur Marie de la Purification (Berthe Girard) .

En septembre 1916, M. le curé Laliberté, d'accord toujours avec son vicaire et ses paroissiens, résolut de commémorer d'une façon un peu marquée le dixième anniversaire de sa paroisse. Une souscription fut ouverte pour être versée au fonds de la paroisse et pour diminuer la dette. Une fête religieuse et une fête récréative furent préparées pour les derniers jours de novembre.

La souscription des cinq cents et quelques familles rapporta 5,602 dollars. Ce qui représente une moyenne de plus de dix dollars par famille.

La générosité manifestée une fois de plus en cette circonstance par les paroissiens de Saint-Mathieu leur fait honneur et témoigne de leur esprit civique aussi bien que de leur esprit religieux.

La fête du 30 novembre fut très agréable, toute empreinte de cordialité et de bienveillance entre tous ceux qui y prirent part ou y assistèrent. Voici comment la Tribune, de Woonsocket, en fait le compte rendu :

La célébration du 10e anniversaire de la fondation de la paroisse St-Mathieu, coïncidant jeudi avec le jour d'Action de grâces, fera mémoire d'une page très précieuse dans les annales de la paroisse St-Mathieu.

Commencée le matin par une des plus solennelles manifestations religieuses dont ait été témoin le temple de la paroisse, elle se terminait le soir par

une gracieuse séance récréative. Au premier exercice d'action de grâces du matin aussi bien qu'à celui du concert-causerie de l'après-midi, l'on remarqua la même affluence des paroissiens. Comme joyau ajouté à cette fête de 10e anniversaire, M. le président des hommes de la ligue du Sacré-Cœur, X. Campeau, présenta à M. le curé Laliberté, au nom des paroissiens, un clièque de §5,602.00, argent perçu par une souscription volontaire des paroissiens et quelques dons d'amis du voisinage. Xous nous empresserons aussi de dire qu'avec les membres du clergé des paroisses environnantes, M. le curé Laliberté, son dévoué vicaire, M. l'abbé J. Geoffroy, ainsi que les paroissiens, avaient le plaisir de compter à cette grande fête de famille les deux premiers vicaires qu'eut la paroisse St-Mathieu, fondée le 13 octobre 1906. Le premier, l'abbé J.-A. D'Amours, aujourd'hui rédacteur en chef de VAcfioii Catholique, venait en 1907, au cours d'un congé de 8 mois, offrir ses services à M. le curé Laliberté ; le deuxième, l'abbé J.-M. Phaneuf, depuis deux ans professeur au collège Bourget de Rigaud, lui succédait en 1908 et y demeurait jusqu'en 1914, alors qu'il fut remplacé par le présent vicaire, l'abbé J. Geoffroy. Donc jeudi matin, dès 8.30 heures, toutes les sociétés religieuses de la paroisse, les deux sections des hommes et garçons de la ligue du Sacré-Cœur, les congrégations Sainte- Anne et Marie, les Cadets du Sacré-Cœur et les jeunes filles de l'Immaculée- Conception se réunissaient dans la salle paroissiale et à 8.45 heures, elles faisaient avec déploiement de bannières et drapeaux leur entrée à l'église sous le commandement de M. Emile Gaudreau pour assister à une messe d'actions de grâces à laquelle officia M. le curé Laliberté, assisté des abbés J.-M.

Phaneuf et J. Geoffroy, comme diacre et sousdiacre ; cérémoniaire, l'abbé E. Olivier, vicaire en îa paroisse St-Jacques de Manville ; thuriféraire, l'abbé Oscar Forest, vicaire à Grafton, Mass., acolytes, MM. Olivier Pariseau et Adélard Richard. L'abbé D'Amours occupait un prie-Dieu dans le sanctuaire. M. le curé A. Graton, de la paroisse St-Jean-Baptiste de Woodla'>\Ti, M. le curé J.-H. Béland, avec ses vicaires les abbés S. Grenier et J.- A. Belisle. de la paroisse Notre-Dame du Sacré- Cœur, M. le curé AV. -A. Prince et son vicaire l'abbé Laliberté, de la paroisse St -Louis de Woonsocket, M. le maire et Mme Eugène LaBrosse, de Central Falls, occupaient des sièges près de la balustrade.

Le chœur de chant paroissial, grossi de chantres de la paroisse St-Jean-Baptiste de Woodla\\Ti, sous la direction de l'organiste Thomas-E. Fournier, chanta avec beaucoup d'unisson la messe en musique Ste-Cécile par J.-E. Tumer. Les solistes furent Mlle^ Lucia Jacques, Laura Bérard, Bertha Lagacé, MM. X.-L. Campeau, Raoul Lefeb\'Te et Maxime Harvey. A l'offertoire, M. Georges Rainville chanta avec bon goût Panis Angelicus de César Franck. Le sermon de circonstance fut donné par l'abbé J.-A. D'Amours, qui prit pour texte les paroles adressées par Dieu à Moïse : ** Facienf mihi tabernacidmn et habitaho 171 medio eorum. Ils me feront un tabernacle et f habiterai au îuilieu d'eux. (Exod. 15, 8.)

" Le prédicateur développa les pensées et réflexions qui suivent :

"Comment Dieu se choisit son peuple: l'histoire de la vocation du peuple hébreux, du tabernacle, de l'arche d'alliance.

" Dieu ne veut pas seulement des âmes, il veut des

peuples : ceux-ci pour celles-là : il veut s'unir aux unes et aux autres.

"Et Dieu nous a appelés à être son peuple, à être apôtres par l'exemple, par la vie, par le culte, par la paroisse. Notre histoire le prouve, et cette histoire vous la continuez.

" I. Comment vous avez répondu à rapf>el de Dieu.

" Pour rester dignes de Dieu et dignes de vousmêmes, vous avez fait une demeure à Dieu. Vous l'avez faite avec votre générosité, avec le fruit de vos sacrifices, sous la conduite du chef, nouveau Moïse, que Dieu vous a assigné.

" Vous n'avez pas fait à Dieu seulement une demeure matérielle, mais aussi une demeure spirituelle qui est la paroisse elle-même, la réunion des âmes et des familles sanctifiées, assemblées par la charité. La paroisse remplit et anime l'église qui la protège et la rassemble. Devoirs envers la paroisse : amour, estime, charité pour tout ce qui la compose. Elle est notre tabernacle, notre arche d'alliance que nous emportons avec nous partout où nous allons, que nous fixons au milieu de nous partout où nous voulons nous établir, où nous voulons vivre. Notre paroisse est ainsi temporelle et spirituelle, comme toutes les œuvres que Dieu a faites pour nous, conformes à notre nature.

"II. Comment Dieu, accomplissant sa promesse, reste avec nous, dans la paroisse.

" Il nous y instruit, âmes et peuple, dans l'église et dans l'école, nous indiquant la voie à suivre, la vertu à pratiquer, vertu privée et vertu publique.

" Il nous y unit à lui et à son Église, il nous unit entre nous : il continue d'unir notre âme catholique et notre âme française, celle-ci à celle-là, dans une alliance publiquement professée et proclamée,

selon une glorieuse et vieille tradition qui est la nôtre. Notre paroisse devient ainsi le résumé, l'abri, de notre vie intellectuelle, morale, artistique, nationale. L'union qu'elle opère assure notre survivance par l'aide de Dieu qui garde notre race en lui gardant sa foi et son idéal.

"Il nous y fortifie et sanctifie par les sacrements, par la présence réelle, par la prière publique, liturgique, plus agréable à Dieu, plus efiicace. Survivance spirituelle et temporelle de notre peuple, qui vit de sa foi, de son idéal. Dieu nous a gardés et nous garde comme miraculeusement. Règle générale, ceux qui abandonnent Dieu et l'Église, s'abandonnent eux-mêmes et abandonnent notre idéal. Domine, in simplicitate cordis mei lœtus ohtuli universa.

" Le prédicateur termina en offrant ses félicitations et ses vœux au curé et à ses auxiliaires de toute la paroisse. Quelle belle œuvre et quel bel exemple !

"A l'issue de la messe, les paroissiens rentrèrent dans leur foyer, mais se réunissaient de nouveau à 7.30 hrs. du soir dans la salle des représentations, pour jouir de nouveau de quelques discours et causeries accompagnées d'un délicieux programme musical. Au premier rang de l'audience l'on comptait la présence de M. le curé Laliberté, les abbés D'Amours et Phaneuf, M. le curé A. Graton, de Saint-Jean-Baptiste de Woodlawn, M. le curé Dequoy, de St-Étienne de Dodgeville, le Rév. Père Marcorelles, chapelain de l'hospice des vieillards de Woodlawn, l'abbé Brodeur de Fall-River, les abbés E. Olivier et O. Forest, M. le maire et Mme E. LaBrosse. L'entrée des membres du clergé se fit aux accords d'un morceau^de piano par M.

Thomas E. Fournier, après quoi M. Napoléon Campeau, avec de bonnes paroles de bienvenue, donna lecture du programme de la soirée, puis il invita M. le maire LaB rosse à faire le discours de félicitations aux membres du clergé et aux paroissiens. Après ce premier discours vivement applaudi par l'assistance, Mlle Fox, de Pawtucket, rendit un premier morceau de piano avec une telle précision qu'elle fut deux fois rappelée. Mme Claudia Rhéa Fournier lui succéda au milieu des applaudissements prolongés. Aussi gracieuse qu'aimable cantatrice, elle sut régaler ses auditeurs de délicieuses romances.

" M. Campeau vint ensuite présenter à l'auditoire le spirituel causeur qu'est l'abbé D'Amours. Dans d'intéressantes réminiscences de ses huit mois passés en la paroisse de Saint-Mathieu, il a rappelé la bienveillante hospitalité que lui fit M. le curé Laliberté et il ajoutait : " Paroissiens de Saint- Mathieu, c'est à cette époque que j'ai appris à connaître votre curé. C'est un prêtre qui sait parler et sait se taire, sait agir et sait attendre, sait se faire aimer et respecter, sait souffrir et sait soulager la souffrance, sait entreprendre hardiment et achever parfaitement, sait consoler et soutenir ceux qui souffrent en souffrant lui-même patiemment. Oui, braves gens de Saint-Mathieu, c'est en revenant au milieu de vous que je constate votre caractère de dévouement, votre esprit de foi et les aimables relations que vous avez avec vos prêtres, qui sont bien attachés à vous." Puis toujours sur le ton de causerie, il intéresse son auditoire en relatant certains incidents de l'époque où il fut vicaire à Saint-Mathieu: la messe au gymnase, les plaisirs du déménagement, la visite mensuelles, les consolations de la chapelle sous le toit.

les souvenirs de la première retraite, prêchée par le P. Lalande, le souvenir d'un pique-nique où il tomba un peu d'eau. Plusieurs autres faits rappelés amusèrent et intéressèrent l'auditoire sans cesser de l'édifier. M. D'Amours, après une causerie de plus de 40 minutes, regagna son siège au milieu d'applaudissements prolongés.

*' Un numéro musical était encore réservé à l'auditoire, que devait remplir M. Georges Rain ville, avec sa voix de baryton ; il chanta deux classiques romances, soulignées d'applaudissements. On désirait l'entendre encore, mais il déclina les rappels. M. le professeur Fourn\er accompagnait M. Rainville sur le piano.

" Comme témoignage d'estime et de sympathie, envers le deuxième vicaire de la paroisse Saint- Mathieu, M. Campeau le présenta à l'auditoire dans la personne de M. l'abbé M. Phaneuf. Ce dernier se dit très surpris d'être appelé à porter la parole, vu que dans ses correspondances avec le troisième vicaire qu'est aujourd'hui l'abbé J. Geoffroy, il était bien convenu qu'il ne venait ici que pour être témoin des démonstrations du jour. M. Phaneuf continua en faisant l'éloge de M. le curé Laliberté et en louangeant les paroissiens qui en l'espace de dix ans ont construit un édifice qui leur fait grand honneur.

" Comme dernier orateur, M. Campeau invita M. le curé Laliberté, et en termes élogieux, il fit connaître le montant du chèque de $5,602.00 qu'il alla présenter à M. Laliberté.

" Dans une allocution pleine de sentiments de vive reconnaissance envers ses paroissiens, celui-ci fit un résumé des dix années écoulées. A mon arrivée ici, la question qui m'inquiétait le plus, répéta-t-il, c'était la partie financière, mais grâce à votre gêné-

rosité, nous avons fait honneur à nos engagements. J'ai même le plaisir avec ce montant que vous m'offrez, de détruire en votre présence le dernier billet promissoire que j'aie signé au nom de la corporation de St-Mathieu. A l'instant, il déchirait le billet promissoire.

"M.Laliberté termina en renouvelant ses remerciements à ses paroissiens, à MM. les membres du clergé, les abbés D'Amours et Phaneuf , le maire et Mme LaBrosse, aux personnes qui avaient bien voulu prêter leur concours au programme musical, et à tous ceux qui avaient contribué au succès de cette fête de 10e anniversaire de la fondation de la paroisse."

C'est à l'occasion de ces fêtes du dixième anniversaire que fut décidée la publication de cette monographie de la jeune paroisse Saint-Mathieu de Central Falls.

En l'achevant, j'éprouve le regret de n'avoir pu lui consacrer que de courts moments dérobés à des travaux plus absorbants mais non plus agréables, et je prie le lecteur d'oublier ce qu'il a pu y remarquer de défectueux ou de moins achevé, pour ne se souvenir que des faits instructifs et encourageants qui y sont consignés.

Cette courte monographie d'une modeste paroisse qui n'a jamais visé à faire parler d'elle, fait partie, et c'est ce qui lui donne son principal intérêt aux yeux de tout lecteur sérieux, d'une grande œuvre et même d'une grande histoire : l'œuvre et l'histoire de l'Eglise catholique dans la grande république américaine, l'œuvre et l'histoire d'une race qui peut se comparer sans rougir à n'importe quelle autre, et qui peut espérer poursuivre une grande et glorieuse destinée, si elle reste fidèle à ses

traditions de piété envers Dieu et envers son Église, à ses traditions de courage et d'honnêteté, à ses traditions de bon travail et de générosité pour tout ce qui doit la garder fidèle à elle-même.

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