Ep. 39, col
Vers 865, la guerre fut sur le point crëclater entre l'empereur Louis II et Charles le Chauve ; le Pape intervint avec la plus grande activité, écrivit à Charles le Chauve pour lepresser de rester en paix avec son frère, auxévêques de son royaume pour les entraîner à agir sur lui dans ce sens, et il envoya enfin un légat, Arsène, qui devait régler le différend ^ Ne se préparait-il pas h disposer des couronnes en obligeant Charles à laisser à Louis les pays en litige? « Laissez votre neveu posséder en paix son empire avec le royaume de son propre frère ^. » Jusqu'où n'étendait-il pas sa domination en donnant k Arsène le pouvoir de terminer cette querelle, d'attirer à lui toutes les affaires, de les juger et de ne réservera Rome que celles qui lui sembleraient trop difficiles^!
Avec une puissante autorité, les deux lettres qu'il écrivit dans cette circonstance nous révèlent un désir fort louable, celui de réprimer l'abus des guerres. C'était là une de ses grandes préoccupations; il l'interdit aux Bulgares pendant le carême ''^; il prouva^ h l'empereur Louis II, par l'exemple de Salomon et de Charle-