‹ Saint Nicholas IerChapitre 88 sur 104 · I. Chron. Regiiion, ad aiin · texte numérisé non relu

I. Chron. Regiiion, ad aiin

de recouvrer raiitorité, personne ne Tayant accusé et lui n'étant plus là pour se défendre. Il n'a jamais

consenti, comme on le prétend, à aucune hérésie

Il n'a agi que par un bon zèle. C'est pourquoi, au nom de Dieu, résistez h ce que Ton veut faire contre lui. Ce serait anéantir l'autorité de TEi^lise^ «

Ces inquiétudes étaient fondées et elles se réalisèrent. AprèsNicolas,rOccident, un instant comprimé, se délendit; les hauts dignitaires de l'Eglise travaillèrent à reconquérir leur ancienne indépendance, et ils devaient d'autant mieux réussir que la papauté tomba bien vite dans un abaissement et une impuissance où elle ne fit que languir en dépit des efforts de Grégoire V et de Sylvestre II. Mais la semence que Nicolas avait dispersée ne périt point : l'idée qu'il avait défendue avec tant de persévérance trouva des défenseurs aussi heureux et aussi habiles et, vaincue en apparence au ix*^ siècle, elle reparut deux siècles plus tard avec une force nouvelle et un incomparable éclat. Nicolas P' avait préparé Grégoire VII.

t. Labbe, Concil. VIII, p. 568.

DU JUGEMENT DES CAUSES DES ÉVEQUES AVANT NICOLAS l"^

De tout temps, le jugement des causes majeures, c'est-à-dire d'afFaires graves, importantes, douteuses ou difficiles, a été du ressort de la cour de Rome. D'après Innocent T' (ep. II, ad Victricium, c. 3), d'après Marca (concord. I, lo, n. 6. et VII, i3. n. 6 sq.), le concile de Nicée aurait déjà statué dans ce but; ce qui est plus certain, c'est la déclaration envoyée par le concile de Sardique au Pape Jules : « Hoc optimum et valde congruentissimum esse videbitur, si ad caput, i. e. ad Pétri apostolici sedem, de singulis quibusque provinciis Domini référant sacerdotes^. »

Que déférera-t-on à la cour de Rome? Les causes

Page 1