INTRODUCTION. XIII
lasP'\ Acette époque, les Serbes passaient tour à tour du paganisme au christianisme, tandis que les Bulgares embrassaient définitivement la religion chrétienne; à la prière de leur souverain, le prince Bogoris, baptisé sous le nom de Michel, des prêtres latins vinrent se joindre aux prêtres grecs qui évangélisaient la contrée, et c'est alors que Nicolas P"* leur donna une consultation fameuse sur laquelle je reviendrai au cours de sa vie. Les Polonais, les Russes, les Hongrois ne devaient entrer dans la communauté religieuse de FEurope qu'au xi*' siècle *.
Tel était l'empire, déjà bien vaste, sur lequel était appelé à étendre son autorité tout pape capable au ix*^ siècle d'exercer les droits de la primauté romaine. Toutefois, il ne faut pas oublier que si l'Evangile avait étendu ses conquêtes en Occident, il avait trouvé, en Orient, dans l'islamisme, un redoutable adversaire qui lui avait enlevé les côtes de l'Arabie, la Perse, la Palestine, la Syrie, l'Egvpte, le territoire de Cartilage, le pays des Berbères et l'Afrique occidentale.
De là, poursuivant le cours de leurs victoires, les musulmans avaient conquis l'Espagne, où se maintenait avec peine un petit royaume chrétien, et au ix^ siècle ils s'emparèrent de la Sicile et ils occupèrent même quelques postes fortifiés dans la Basse-Italie et en Provence. « La religion chrétienne ne fut pas absolument proscrite dans les régions envahies, et, sauf en Arabie, d'où chrétiens et juifs furent également bannis, l'exercice de son culte y était toléré, avec quelques restrictions. Ses pertes néanmoins furent