I. Chron. Reginôn, ad ann
de recouvrer raulorilé, personne ne Tayant accusé et lui n'étant plus là pour se défendre. Il n'a jamais consenti, comme on le prétend, à aucune hérésie.... Il n'a agi que par un bon zèle. C'est pourquoi, au nom de Dieu, résistez a ce que Ton veut faire contre lui. Ce serait anéantir Tautorité de l'Eglise*. »
Ces inquiétudes étaient fondées et elles se réalisèrent. Après Nicolas, l'Occident, un instant comprimé, se délendit; les hauts dignitaires de l'Eglise travaillèrent à reconquérir leur ancienne indépendance, et ils devaient d'autant mieux réussir que la papauté tomba bien vite dans un abaissement et une impuissance où elle ne fit que languir en dépit des efforts de Grégoire V et de Sylvestre II. Mais la semence que Nicolas avait dispersée ne périt point : l'idée qu'il avait défendue avec tant de persévérance trouva des défenseurs aussi heureux et aussi habiles et, vaincue en apparence au ix® siècle, elle reparut deux siècles plus tard avec une force nouvelle et un incomparable éclat. Nicolas P"* avait préparé Grégoire VIL