Les projets de l'Apôtre
Pour expliquer son intervention, Paul avait allégué son autorité comme apôtre des gentils, et montré comment il avait agi sous l'impulsion de cette grâce. C'était en même temps expliquer pourquoi il n'avait pas encore pu venir à Rome, et comment désormais il était libre d'aller vers des régions , nouvelles. La transition est très naturelle, l'analyse de ce qui suit sans diiTiculté.
Il n'a pu encore venir à Rome (v. 22), mais il espère bien y passer en allant en Espagne (23-24); pour le moment il se rend à Jérusalem afin d'y porter les aumônes de la Macédoine et de l'Achaïe, après quoi il ira en Espagne et verra les Romains sur la route (25-29). Il recommande cette intention aux prières des Romains, car elle pourrait bien être contrariée par l'opposition des Juifs de Jérusalem (30-32), et il leur souhaite de demeurer unis en Dieu (33).
22) διό και « pour cela même », non pas parce qu'il ne prêche qu'à ceux qui n'ont pas entendu le Christ [Corn.), côté négatif de son apostolat, mais parce qu'il avait été absorbe par son apostolat, qui, même ainsi réduit, était encore
23 à présent, n'ayant plus de champ d'action dans ces contrées, et désirant depuis plusieurs années venir vers vous, ^^ quand j'irai en Espagne, — car j'espère que je vous verrai en passant et que vous me mettrez sur le chemin de ce pays, après que je me serai d'abord
une tâche gigantesque (Lips., SH., Lietz., Zahn). Le διό se rattache donc à tout ce qui a été dit depuis le v. 17 et non pas seulement au v. 20 s. — τα πολλά, de temps à autre, c'est-à-dire quand l'occasion paraissait s'en présenter, à l'une des échelles du Levant où se trouvaient des bateaux en partance pour Rome. Ce n'était donc pas parce qu'il ne voulait pas bâtir sur le fondement d'un autre que Paul n'allait pas à Rome, mais parce qu'il avait encore beaucoup d'églises à fonder, τα πολλά (fréquent en grec, mais seulement cette fois dans le N. T.) n'est donc pas tout à fait synonyme de πολλάκις, qui indiquerait positivement la fréquence des cas. La leçon πολλά/.•.? rejetée par Nestlé et Soden a probablement pénétré par l'influence de i, 13.
La Yg. plurimiim représente τα πολλά et non πολλάκις, le plus souvent traduit saepe, ou encore fréquenter (Me ix, 22; lo. xviii, 2; Act. xxvi, 11; II Cor. xi, 23; Heb. ix, 26) ou par l'adjectif multus (II Cor. xi, 27 bis).
Avec WW. il faut effacer et prohibitus siun usque aclhuc de la Vg.-Clém. emprunté à i, 13 et sans répondant dans les mss. grecs connus.
23-24. Anacoluthe reconnue par tous les modernes et expliquée à peu près de la même façon. L'Apôtre ira à Rome quand il ira en Espagne. Mais qu'on l'entende bien : il ira en Espagne comme apôtre dans un pays que sûrement personne n'a évangélisé, tandis qu'il n'ira à R.ome qu'en passant, et, pour compenser ce que cette rapidité avait de pénible, il trouve moyen d'assurer en même temps les Romains de sa tendresse, si bien que la phrase reste suspendue et que l'idée ne s'achève qu'au v. 28.
Cette anacoluthe a paru trop dure. Le texte reçu y a remédié en écrivant Ιλεύσομαι προς υμάς après Σπανίαν. De cette façon on pouvait garder γάρ après ελπίζω (cependant quelques mss. l'ont omis). Pour les versions, l'omission de γάρ remédiait à tout en permettant de lier le début du v. 24 à ce qui suit [it. Vg. sy. bo. arm.).
23-24^) Paul ne dit pas qu'il n'y a plus rien à faire en Orient, mais qu'il n'y a plus lieu pour lui d'exercer son apostolat comme il l'entend, en fondant des églises. Alors il a songé à l'Espagne, où sûrement le christianisme n'a pas été prêché. Il ira donc là; ώς δν πορεύω[Ααι n'indique pas le doute, mais la relation de cette action avec une autre; cf. I Cor. xi, 34 : ώς αν 'έλθω et Phil. ii, 23 ώς δν άφίδω. Celte autre action est ici sous-entendue dans l'expression du désir d'aller à Rome. — από ίκανων (même Sod.) au lieu de από πολλών qui est à la fois plus banal et exagéré, car avec le travail qui lui incombait en Orient, l'Apôtre n'a pas dû avoir depuis de nombreuses années un désir pratique d'aller à Rome, à la recherche de peuples plus lointains à évangéliser. Sur ce sens de ίχανοί, cf. I Cor. xi, 30; Luc l'emploie fréquemment (Év. et Act.).
La Vg. ex multis iam praecedentibus annis fait l'effet d'une combinaison : iam ex multis (Orig.) et annis praecedentibus [g), a multis annis suffirait et
un peu rassasié de votre présence, — -■' mais, en ce moment, je pars pour Jérusalem, engagé au service des saints. 26 Car la Macédoine et l'Achaïe ont bien voulu faire comme une mise en commun en
rendrait aussi bien άπο Ικανών (cf. par exemple Act. ix, 23. Ί3) que àr.ô ζολλών
Itôjv.
24•^) -ροπεια-φθηναι, comme I Cor. wi, 6.11; II Cor. i, 16. On passait d'une église à l'autre accompagné des vœux de ceux qu'on quittait, muni de recommandations et sans doute aussi de quelques provisions pour la route; quelques fidèles conduisaient celui qui partait jusqu'à une certaine distance (Act. XX, 38; xxi, 5). L'expression ne dit rien de plus. Mais elle suggère cependant que les Romains permettront à Paul de partir, et l'on sait que les règles de l'hospitalité ancienne exigeaient qu'on retienne les hôtes jusqu'à les importuner. Origène : in quo ulique in ipsorum videlur ponere potestate, quando ab eis iter propositum dcbeat relaxari. — Auparavant Paul entend jouir des Romains et même se rassasier, s'il était possible (ά-ο ΐΑε'ρους), de leur commerce spirituel, ainsi qu'il l'a expliqué déjà (i, 11).
« Etre rempli (du moins) en partie » est une expression très forte, et, à strictement parler, contradictoire dans les termes, que la Vg. a rendue approximativement e.r;Darie /Vuirtis /«ero. Corn, propose : Si vestrae prias conversationis desiderium aliquatenus explevero. — praetericns est pour in transita (/) ou pertransiens {d), qui seraient plus clairs. La construction de Vg. dépend de son désir d'éviter l'anacoluthe (γάρ après Ιλπ(ζω n'est pas traduit).
25) Le voyage de Jérusalem se présente tout à coup comme un empêchement aux plans de l'Apôtre. Son cœur le mettait sur le chemin de Rome... Mais il faut encore différer! Dans ces conditions, si l'anacoluthe est une négligence grammaticale, elle sert le mouvement des sentiments. Il eût été plus rationnel de dire : je vais à Jérusalem, après j'irai auprès de vous; mais où serait l'élan qui entraîne Paul vers Rome? Ce voyage à Jérusalem est un obstacle, mais aussi un devoir qu'il faut remplir, quoique l'Apôtre n'en attende pas grande consolation.
— M adversatif : « mais voici l'obstacle : En ce moment même (νυνί) je pars pour Jérusalem! » διακόνων pourrait indiquer le but; c'est quelquefois le sens du participe, même présent, surtout avec un verbe de mouvement (KOhner- Gerth, II, 2, p. 86); mais dans notre cas la διακονία paraît déjà commencée, puisqu'elle est destinée à Jérusalem (εις, ν. 31) où elle sera consommée (v. 28). Le part. prés, est donc à prendre au sens normal : Paul est déjà au service des saints. D'autant qu'il n'est pas seulement chargé de porter l'argent; il a provoqué les collectes (cf. v. 26).
Dans Vg. igitur (Aug. VI, 487) est à remplacer par autem [Aag. III, 2. 948) ou par vero [Ambrst., Or.-inter.) ; proficiscar, seul attesté, est à remplacer par proficiscor ; ministrare par ministrans.
26) Explication du v. précédent. Paul s'était engagé à s'occuper des pauvres de Jérusalem (cf. Gai. ii, 10), et s'y était en effet employé avec beaucoup de zèle (I Cor. xvi, 1-4; II Cor. viii-ix; Act. xxiv, 17). Le succès avait
faveur de ceux qui sont pauvres parmi les saints à Jérusalem. ^7 Us l'ont bien voulu, et ils sont [en effet] leurs débiteurs; car si les gentils ont participé à leurs avantages spirituels, ils doivent les assister aussi de leurs biens temporels. ^SLors donc que j'aurai terminé cette affaire, et consigné ce fruit entre leurs mains, j'irai
été tel qu'il s'était chargé lui-même de la mission de porter ces aumônes aux pauvres de la sainte cité (ce passage est important pour la chronologie de la vie de l'Apôtre). Il expose les faits de façon à laisser tout l'honneur aux fidèles de Macédoine et d'Achaïe; ce sont eux qui sont censés avoir pris l'initiative, ηϋδόκησαν {Sod. ευδόκησαν, sans augment, ce qui est l'usage de la koinè). En même temps il ménage l'amour-propre des saints; on a fait ce qu'il nomme une sorte de (τινά appelle cependant l'attention sur le vrai sens) « mise en commun », entendez au bénéfice de ceux qui ne possédaient pas assez, c'est-à-dire en réalité une collecte pour les pauvres qui se trouvent parmi les saints de Jérusalem (τών αγίων, gén. part., KuJd).
Le latin collado (ou conlatio WW.) signifie « souscription, don volontaire », ce qui fait disparaître la charitable nuance que nous avons signalée; communio (Aug.) ou communicado [Érasme) serait plus littéral.
27) Origène : subdliter et verecunde dum Corinddos laudat , hortatur Romanos. Les fidèles qui ont donné ont donné spontanément, Paul le répète, ηύδοκησαν {Sod. ευδόκησαν), mais ils ne faisaient guère qu'acquitter une dette. Pourquoi cette sorte de parenthèse, si ce n'est pour rappeler aux Romains, gentils convertis, les égards qu'ils doivent à leurs frères nés dans le judaïsme? C'est à Sion qu'ont été faites les promesses, c'est de là que la doctrine du salut s'est répandue (Is. ii, 3) par le ministère des apôtres. Qu'est-ce, en comparaison de ce bienfait, que des secours temporels? La même appréciation dans I Cor. ix, 11.
λειτούργησα! est pris ici dans son sens normal, sans caractère sacré (contre Lips., Corn.); cf. xiii, 6. C'est précisément le but des liturgies que les riches se chargent de certaines dépenses utiles au bien public.
La Vg. a cru devoir varier le style, placuit enim eis et, au lieu de probaverunt enim et, comme au v. 26. Au lieu de illis, WW. eis.
28) C'est, pour le sens, la conclusion demeurée en suspens au v. 24. — επιτελεΤν est le mot déjà employé à propos des collectes dans II Cor. viii, 6. 11. — σφραγισάμενος est si difficile que Lietz. le déclare inintelligible. Chrys. a compris qu'il s'agissait d'un sceau, mais, entendant αϋτοΓς des donateurs, il a pensé qu'en remettant le don aux donataires l'apôtre l'avait mis en lieu sûr dans l'intérêt des premiers : είς τα βασιλικά ται^εΓα έναποθέμενος o'j; h άσύλω κα\ άσφαλεί /,ωριφ. Mais αύτοϊς, ce sont les donataires auxquels le don est remis scellé, ceux auxquels on a rendu service, λειτουργησαι αύτο'ς (ν. 27). Le sceau peut signifier que les objets sont intacts et au complet, ou encore leur donner une certaine authenticité. Dans le premier cas, Paul se mettrait à l'abri de soupçons (Deissmanx, Neue Bibelstudien, p. 65 s.), qu'on voit percer dans II Cor. ; mais pourquoi mêler les Romains par un mot énigmatique à ces
en Espagne en passant chez vous; ^o or je sais que venant à vous, j'y viendrai avec la pleine bénédiction du Christ. 3•^ Mais je vous demande, frères, par Notre-Seigneur Jésus-Christ et par la charité de l'Esprit, combattez avec moi dans les prières que vous adres-
tristes querelles? S'il s'agit d'authenticité, Paul, par sa présence même, la garantit [Zalin, Kûhl). Mais il faut encore se demander quelle est cette authenticité. D'après Cornely le sceau prouve que les collectes sont le fruit de la charité des gentils; d'après Jiilicher, qu'elles sont bien le fruit du travail apostolique de Paul.
Tout cela est bien subtil. Je regarde l'apposition du sceau sinqilement comme un acte final. Placé sur un contrat, il met un terme à de longues négociations; c'est le dernier acte avant la livraison de la marchandise (exemples dans Deissmann, 1. 1.). σφραγίζειν a donc pu signifier terminer; cf. Dan. IX, 24 σφραγίσαι άι^.αρ-(ας [Tliéod.; dans LXX ά-αλεΤψαι τάς άοι/.iaç), et autres exemples dans Tlies. Seulement ici aÙTot"? suppose nécessairement une construction prégnante : « sceller à quelqu'un » signifie « sceller pour remettre à quelqu'un ». Après cela Paul sera quitte envers Jérusalem.
— τον καρπον est expliqué par I Cor. ix, 11 : « qui sème les choses spirituelles a droit de récolter des choses temporelles », ou encore : « les gentils installés dans les domaines spirituels des Juifs leur en doivent quelque fruit ». Il est peu vraisemblable que Paul ait eu en pensée un sac de céréales scellé (contre Deissmann) ; les métaphores sont plus probablement indépendantes. On voit que Paul comptait absolument aller en Espagne.
Dans Vg. assignare, que Corn, déclare erroné, est une expression très bien choisie, car adsignare signifie à la fois sceller (Pers. V, 81 : adsigna, Marce, tabellas etc.), et remettre scellé (Jér. sur Is. viii, 16 : lex apud ludaeos clausa est atque signala, et iubes eam nequaquam ludaeis, sed genlibus assignari). WW. ont Y ovdve proficiscar per {os plus conforme au grec.
29) La certitude de Paul porte moins sur le voyage que sur les conditions de sa présence parmi les Romains quand il ira. Il leur portera la bénédiction du Christ (Corn., Lips., SU., jiil., Za/in, Kiihl). D'après Lietzmann, Paul a employé à dessein une phrase qui peut signifier aussi le profit spirituel qu'il tirera de sa visite, unissant ainsi l'idée de i, 11 et celle de i, 12. On ne peut guère lui prêter ce double sens trop subtil, non plus qu'attribuer seulement aux Romains par rapport à un Apôtre cette pénitude de dons du Christ (contre Chrys. et son école).
Dans la Vg. WW. omettent avec raison Evangelii (répondant à la leçon antiochienne το2 ευαγγελίου του, justement rejetée).
30) Paul a manifesté une intention bien arrêtée, il n'a pas entendu faire une prophétie; loin de là, son âme est remplie de sombres pressentiments. Avec les Romains il s'épanche; ils ont le même maître, Jésus-Christ, ils sont unis dans la charité du même Esprit (τοΰ πνεύματος, gen. auct.); il leur demande donc (παρακαλώ, comme xii, 1), au nom de Jésus-Christ et au nom de cette charité (διά avec le gén., nuance un peu autre que dans xii, 1). de lutter
serez à Dieu pour moi, ^i afin que j'échappe aux incrédules qui sont en Judée, et que mon ollrande destinée à Jérusalem soit bien reçue des saints, ^'^en sorte que j'arriA^e auprès de vous dans la joie par
avec lui et pour lui dans la prière. Toute prière est une lutte, comme dit Origène, et quand on voit Paul demander les prières des Romains, guis ergo est qui... conteninat vel despiciat orationes Ecclesiae postulare, eliamsi inferiores meritis esse videantur Jii a quitus oratio postulatur ? {Orig.).
Dans la Vg. ergo {Vg.-Clém.) ou igitur (WW.) est à remplacer par autem [f g) (δέ); eiïacer sancti et vestris avec WW. (déjà Corn.\. Adiuvetis me est faible; Or.-inter. : magnificentius legitur apud Graecos q'^'^cl-^wàq'j.q^t.i, in quo hoc est quod indicatur, ut adiuvetis me in agone oraiionum ad Deum; concertamini mecum [Vigil. dans WW.) serait une assez bonne expression.
31) Des Juifs incrédules, qui n'ont point voulu reconnaître Jésus pour le Messie, il a à craindre une implacable hostilité. A Corinthe même il dut, pour éviter leurs embûches, changer son itinéraire (Act. xx, 3); il les rappela à Milet (Act. xx, 19), témoigna à Césarée qu'elles ne l'empêcheraient pas d'aller à Jérusalem (Act. xxi, 13) et finit par en être victime au Temple (Act. XXI, 27 ss.). Et, sans parler de ce péril toujours menaçant sur sa route, mais venant d'ennemis déclarés, il appréhendait de n'être pas bien reçu à Jérusalem de ceux mêmes auxquels il portait les collectes. En majorité issus du judaïsme, ils ne consentiraient peut-être pas à recevoir un don de la main de celui qui faisait si peu de cas de la Loi. S'exprimerait-il ainsi si l'église romaine n'était animée d'un tout autre esprit à son égard? Et comment en est-il certain si ce n'est parce que les chrétiens Juifs d'origine n'y donnent pas le ton?
La variante δω;^οφορία (BD*FG), en latin remuneratio mea (D d*), oblatio et remuneratio mea (e), munevum meorum ministratio [Ambrst.), est intéressante, mais trop limitée à l'Occident (B occidentalise souvent) pour être admise. Elle explique la Vg. obsequii mei oblatio, car διακονία serait ministerium. in lerusaleni (ou in Inerosolyma AVW.) nous transporte à Jérusalem, selon un ordre que n'appuie aucun ms. grec; la tournure ή ν.ς Ίερουσαλν^α était mieux rendue dans d'anciens textes latins : quod hier, defertur. Érasme : utque ministerium hoc meum quod exhibebo Hierosolymis acceptum sit sanctis.
32) Joie de Paul d'avoir heureusement accompli sa mission; son désir de venir à Rome subordonné à la volonté de Dieu; son espérance de goûter le repos parmi les Romains. Toute la phrase est subordonnée à la précédente et non parallèle; ce sera le second résultat, dépendant du premier, des prières des Romains. — συνανα-αοεσθαι indique qu'on se repose ensemble, Is. XI, 6. Ce sont les seuls cas pour ΓΑ. et le N. T. de ce mot inusité. On vient se reposer auprès de personnes qui sont elles-mêmes tranquilles. Après la tension des rapports à Jérusalem, ce sera pour l'Apôtre une détente; s'il apporte la bénédiction du Christ, les fidèles peuA-ent l'aider à goûter le repos de l'esprit.
la volonté de Dieu, et que je me repose auprès de vous. ^^ Que le Dieu de paix soit avec vous tous! Amen.
Le texte est assez assuré, malgré des variantes dont la plus intéressante est Ίησοΰ Χριστού au lieu de Οεοΰ.
La traduction du texte grec critique serait : ut venions... réfrigérer au lieu de ut veniam... et réfrigérer.
33) Salutation. Dans ces conditions la mention du Dieu de paix ne saurait être une allusion à des discordes dans la communauté romaine. C'est plutôt l'idée du repos qui amène celle de la paix. Or on peut toujours souhaiter que le Dieu de paix soit avec les fidèles, surtout avec tous.
Ce verset a très nettement le caractère d'une salutation, telle que Paul en a placé à la fin de ses lettres, I Thess. iv, 28; II Thess. m, 18; I Cor. xvi, 24; II Cor. xiii, 13; Phil. iv, 23.