‹ Saint Paul (volume 2)Chapitre 100 sur 358 · Irénée, I, xxiv/6; Epiph., xxiv · texte numérisé non relu

Irénée, I, xxiv/6; Epiph., xxiv

3. Justin, DiaL, 35 (cf. Tertullien, In VaL, 5); Hégésippe, dans Eusèbe, H. E., IV, xxii, 5 ; Canon de Muratori, ligne 80 ; Irénée, proœm., I et II entiers; III, 2,3, 4, 41, 45, 49; IV, proœm.; Clément d'Alex., Slrom., Il, 3, 8, 20; III, 7; IV, 13; VI, 6 : VII, 47; Plotin, Enn., II, xx entier (cf. Porphyre, Vie de

la basse Egypte, se forma dans les écoles d'Alexandrie et y tint son premier enseignement. Chypre, à ce qu'il paraît, le vit aussi dogmatiser \ Ses ennemis mêmes lui accordent du génie, un vaste Savoir, une rare éloquence. Gagné par les grandes séductions du. christianisme et attaché à l'Eglise, mais nourri de Platon et plein des souvenirs de l'érudition profane, il ne se contenta pas de la nourriture spirituelle que les pasteurs donnaient aux simples; il voulut quelque chose de plus relevé. Il conçut une sorte de rationalisme chrétien, un système général du monde, où le christianisme aurait une place de premier ordre, mais ne serait pas tout. Eclairé, tolérant, il admettait une révélation pour les

Plotin, i 6) ; Philçsophumena, VI, 24 -37 ; Origène, In Ezech., hom. m; Contre CelsejU, 27. Tertullien, Adv, Valentinianos ; Prœscr., 7, 30, 33; De resurr, carn,, 2 ; Excerpta ex scriptis Theodoti, à la suite des ouvr. de Clém. d'Alex.; Eusèbe, Chron., année 441; saint Cyrille de Jér., catéch. vi, 47-19; saint Jér., In Os., x; Épiphane, liaer. xxxi; xlii, 42; Théodoret, I, 7; Philastre, c. 38 ; Pseudo- Augustin, De hœr., haer. xi ; Photius, cod. ccxxx. Comp. letlres pseudo-ignatiennes, surtout Ad, Alagn.j 8; Pislis sophia, publiée par Schwartze (cf. Comptes rendus de l'Acad, des inscript,, 4872, p. 333 et suiv.); autres traités gnostiques, en copte, encore inédits, Comptes rendtis/ihià.y p. 350-352, note; Dulaurier, Fragm. des révél. de S. Barlh., Paris, 4835.

4 . Philastre, L c. Cf Lipsîus, Die Quellen der œlt, Ketz., p. 256-258.

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païens comme pour les Juifs \ Une foule de choses dans l'enseignement de l'Eglise lui paraissaient grossières, inadmissibles aux yeux d'un esprit cultivé. Il appelait les orthodoxes « galiléens » , non sans une nuance d'ironie ^ Avec presque tous les gnostiques, il niait la résurrection des corps, ou plutôt soutenait que, en ce qui concerne les parfaits, la résurrection est accomplie^ qu'elle consiste dans la connaissance de la vérité, l'âme seule pouvant être sauvée^.

Si Valentin se fût borné à nourrir intérieurement ces pensées, à en causer avec ses amis, à ne fréquenter l'Eglise que dans la mesure où cela répondait à ses sentiments, sa situation eût été tout à fait correcte. Mais il voulait plus : il voulait, avec ses idées, avoir de l'importance dans l'Église, et il avait tort ; car Tordre de spéculation où il se complaisait n'était pas celui que l'Eglise devait encourager. Le but de l'Église était l'amélioration des mœurs et la diminution des souffrances du peuple, non la science,

\, Clém. d'Alex., Slrom., VI, 6.

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