‹ Saint Paul (volume 2)Chapitre 124 sur 358 · Corpus inscript, lat.. Daim., n · texte numérisé non relu

Corpus inscript, lat.. Daim., n

6. Greppo, p. 92, 4 81 et suîv., 189; fait de Lollius Urbicus (Borghesi, Œuvr., VIII, p. 58 1 ). La pièce exebcitus judaïgus, citée par Charles Patin (EckheI,VI, p. 496), n'a jamais élé retrouvée authentique [Longpérier].

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L'empereur reçut la salutation impériale pour la seconde fois*.

Ce qu'on ne tua pas fut vendu au même prix que les chevaux à la foire annuelle du Térébinthe, près d'Hébron. C'était l'endroit où Abraham était censé avoir campé quand il reçut la visite des trois personnages divins. Le champ de foire, délimité par une enceinte rectangulaire soignée , existe encore*. Un souvenir funeste s'attacha désormais pour les Juifs à cet endroit, jusque-là sacré à leurs yeux. Ils ne parlèrent plus de la foire du Térébinthe qu'avec horreur. Ceux qui ne trouvèrent pas d'acheteurs à cet endroit furent menés à Gaza, et là exposés en vente à une autre foire qu'Adrien y avait établie. Quant aux malheureux dont on ne put se défaire eq Palestine, on les transporta en Egypte; beaucoup firent naufrage; d'autres moururent de faim ; d'autres furent tués par les Egyptiens, qui n'avaient pas oublié les atrocités commises par les Juifs en ces mêmes parages, dix-huit ans auparavant'. Deux frères qui continuaient encore la résistance à Kafar-

\, Henzen, n^ 5457; Borghesi, (Euvr,, VIII, p. 580.

2. V. Mission de Phénicie, p. 800-802 ; Itinéraire de Bordeaux , p. 20, Tobler."

3. Saint Jérôme, M Jere/».^ xxxi, 45; In Zach,, xi, 6; Chron. d'Alex., à l'an 4 1 9 ; Eusèbe, Démonstr, ëvang.jY, 9 ; Sozom.,

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Kharouba^ furent anéantis avec leurs partisans*. Les souterrains de la Judée, cependant, contenaient encore une fouje de malheureux, qui n'osaient sortir, de peur de trouver la mort. Leur vie était horrible; chaque bruit insolite leur paraissait l'approche de Tennemi ; affolés, ils se précipitaient et s'écrasaient alors les uns les autres. Ils n'avaient pour apaiser leur faim que les cadavres de leurs proches, et ils en mangeaient ^ Il semble que l'autorité romaine empêcha dans certains cas Tenterrement des cadavres, pour rendre l'impression du châtiment encore plus forte*. La Judée était comme un vaste charnier. Les malheureux qui réussissaient à gagner le désert s'estimaient favorisés de Dieu.

Certes, tous n'avaient pas mérité ces châtiments sévères \ Cette fois, comme il arrive trop souvent, les

1 . Probablement TOryba de Josèphe, Ant., XIV, i, 4, du côté de FArabie.

2. Talm. de Jér., Taanilh, iv, 8; Midrasch Eka, ii, 2, p. 71 c.

3. Talm. de Bab., Schabbalh, 60 a; Ta\m. de iér,,Schabbalh, VI, 2, fol. 8 a; Midrasch Eka, i, 45. '^

4. Talm. de Jérus., Taanith, iv, 8, fol. 69 a; Talm. de BaD., Berakolh,iS b; Taanith, 31 a; Midrasch Eka,i^ 13, ii, 2. Comp. Denys de Telmahar, Chron,, édit. Tullberg, p. 153; Graetz, IV, p. 179 et suiv., 465 et suiv. C'est à tort qu'on fait ici le rapprochement du livre de Tobie. Voir ci-après, appendice ii, à la fin du volume,

5. Les récils talmudiques sont loin d'être favorables à Bar- Coziba. Talm. de Bab., Gittin, 57 a

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sages payèrent pour les fous. Une nation est une solidarité ; l'individu qui n'a contribué en rien aux fautes de ses compatriotes, qui même en a gémi, n'en est pas moins puni que les autres. Le premier devoir d'une communauté est de tenir en bride ses éléments absurdes. Or la pensée de se retirer de la grande confédération méditerranéenne que Rome avait créée était l'absurdité même. Autant le juif doux et pacifique, qui ne demandait que la liberté de méditer sur la Loi, est digne des sympathies de l'histoire, autant nos principes nous obligent à être sévères pour un Bar-Goziba, précipitant sa patrie dans un abîme de maux, pour un Aquiba, appuyant de son autorité les folies populaires. Le respect est dû à quiconque verse son sang pour une cause qu'il croit bonne ; mais l'approbation ne lui est pas due pour cela. Les fanatiques d'Israël ne combattaient pas pour la liberté; ils combattaient pour la théocratie, pour la liberté de vexer les païens, d'exterminer tout ce qui leur semblait le mal*. L'idéal qu'ils poursuivaient eût été un état insupportable, analogue pour l'intolérance à la triste époque asmonéenne; c'eût été le règne des zélotes', radicaux de la pire espèce; c'eût été le massacre des infidèles, la terreur. Tous

i . Al oc. de Baruch, 61 et 66.

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les libéraux du ii^ siècle en jugèrent de la sorte. Un homme fort intelligent, appartenant comme les Juifs à une race noble et vaincue, l'antiquaire Pausanias, s'exprime ainsi : « De mon temps régna cet Adrien, qui montra tant de respect envers tous les dieux et eut si fort à cœur le bonheur de ses sujets. 11 n'entreprit aucune guerre sans y être forcé. Quant aux Hébreux voisins de la Syrie, c'est parce qu'ils s'étaient révoltés qu'il les dompta*. »

4. ÈSpatcuç Tcù; uirèp Zuça>v ix^ipcdaaro aTroaTàvraç. PauSâD., f,

V, 5. Comp. Appien, Bell, syr,, 50.

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