Taira, de Jér., Sanhédrin, in
3. Talm. de Bab., Kiddaschin, 40 b; Sifra sur Deulér., XI, 43; Midrasch sur Canl., ii, 44.
4. Talm. de Jér., Schebiith, iv, 2; Graetz, Gesch., IV, p. 470 et suiv. 463 et suiv.; Derenbourg, PaL, p. 426, note 2.
5. Talm. de Babylone, Baba bathra, 40 6; Midrasch Koh., IX, 40; Sifra sur LéviL, xxvi, 49 (Derenbourg, p. 422-423J. Ou les identifie d'ordinaire avec Julianus et Pappus.
218 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 13i]
et triomphant. Le chrétien, suspendu tout entier à la vie future, n'est jamais plus assuré de sa foi que quand il est persécuté. Le martyr juif n'a pas les mêmes clartés, « Oîi est maintenant votre Dieu? » est la question ironique qu'il croit toujours entendre sortir de la bouche des païens*. Jusqu'à son dernier moment, R. Ismaêl ben Elischa ne cessa de combattre les pensées qui s'élevaient dans son âme et dans celle de ses compagnons contre la justice divine. « As-tu encore confiance en ton Dieu? » lui demanda-t-on. — « Quand même il me tuerait, j'espérerais en lui % » répondit Ismaël, se servant d'un mot de Job mal interprétée
Aquiba, depuis longtemps prisonnier, ne cessait pas, malgré sa captivité, d'être en relation avec ses disciples. « Préparez- vous à la mort; d'affreux jours viennent, » était le mot qu'il avait toujours à la bouche*. Quelques enseignements intimes, dont le secret fut livré aux Romains, le firent exécuter. On l'écorcha, dit-on, avec des crochets de fer rougis au feu. Pendant qu'on le mettait en pièces, il criait obstinément : « Jéhovah est notre Dieu!