Justin, ApoL I, 34. Cf. Tertullien, Adv. Marc, IV
5. Justin, Apol. î, 35. Cf. Acta Pilati, dans Tisch., Evang. cpocrypha.
certain Ariston de Pella, le même sans doute que celui Ji qui Eusèbe a. emprunté le récit, de la guerre juive sous Adrien S écrivit une dispute qui était censée avoir lieu entre Jason, juif converti au christianisme, et Papiscus, juif d'Alexandrie, obstiné dans sa vieille foi *. La bataille se livrait comme toujours avec des textes bibliques ; Jason prouvait que tous les passages messianiques s'étaient accomplis en Jésus. Les admirateurs du livre prétendaient que l'argumentation hébraïque de Jason était si forte et son éloquence si douce, que l'on ne pouvait y résister. Papiscus, en effet, sur la fin du dialogue, éclairé au dedans du cœur par Tin fusion du Saint-Esprit, reconnaissait la vérité du christianisme et demandait le baptême à Jason \ L'approbation toutefois ne
4 . Ce récit devait être distinct du dialogue. En effet, Eusèbe allègue le récit et ne place pas le dialogue parmi les écrits des Pères apostoliques. Ce que dit Moïse de Khorène (II, 60) porte aussi à considérer l'histoire d' Ariston comme un ouvrage à part.
2. Saint Maxime, Scholies sur Denys VAréop,, De mysl, iheoLj c. I. Ce que dit Maxime sur l'attribution que Clément d'Alexandrie, dans ses Hypolyposes, aurait faite de l'ouvrage à saint Luc, est bien singulier. Eusèbe, dans les extraits qu'il donne des Hypotyposes sur les écrits apostoliques, en aurait fait la remarque. Ce que dit la Chronique (f Alexandrie (à l'année 4 34) d'un apologiste nommé Ariston peut se rapporter à notre personnage. Cependant il semble qu'il s'agit plutôt là à* Aristide.
3. Préface de Celsus à la traduction latine [perdue] de l'ouvrage, Œuvres de saint Cyprien, p. 565.
268 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 135]
fut pas unanime. L'auteur parut par trop naïf; on trouva qu'il se livrait sur rÉcriture à des jeux qui touchaient au ridicule. Celse en fit des gorges chaudes. Origène ne le défend qu'avec embarras, avouant que c'est un des livres les moins considérables qui aient été faits pour la défense de la religion, et reconnaissant qu'il est plutôt propre à instruire les simples qu*à satisfaire les doctes ^ Eusèbe et saint Jérôme le sacrifient tout à fait *. On négligea de le copier, et il se perdit.
Un autre livre assez médiocre % qui parut en Judée, nous a conservé l'écho de tous ces déchirements. L'auteur prit pour forme de son écrit des testaments ou plutôt des recommandations qu'il met dans la bouche des douze patriarches, fils de Jacob. La langue de l'original est ce grec semé d'hébraïsmes qui est la langue de la plupart des écrits du Nouveau Testament. Les citations sont faites d'après la version des Septante*. L'auteur était né juif; mais il appar-
i . Origène, Contre Celse, IV, 52.
t. Eusèbe n'en parle pas. Saint Jérôme l'omet dans le Cata^ logiie des écrivains ecclésiastiques, et ne le cite qu'indirectement, Quœst. hebr. in Gen., 0pp. III, p. 305; In Gai., m. Saint Maxime, au vii« siècle, lisait encore l'ouvrage; Photius, au IX* siècle, ne le connaît plus.
3. Test, des douze pair,, Nepht., 6. L'hypothèse d'un écrit juif, interpolé par un chrétien, nous parait inadmissible.