‹ Saint Paul (volume 2)Chapitre 172 sur 358 · Épiph., hœr. xxx · texte numérisé non relu

Épiph., hœr. xxx

[An 135] L'ÉGLISE CHRÉTIENNE. 285

plicité religieuse. Les hérésies du iv* et du v« siècle, ayant leur centre en Syrie, sont une espèce de protestation permanente contre les doctrines exagérées sur la trinité et l'incarnation que les Pères grecs avaient fait prévaloir. « Comment celui qui donne la vie serait-il devenu mortel ? se demandait Théodoret. Celui qui a souffert, c'est un homme que Dieu a pris parmi nous. Les souffrances appartiennent à l'homme, qui est passible. C'est la forme de l'esclave qui a souffert. » — « Je ne porte pas envie au Christ, qui est devenu dieu, disait Ibas d'Edesse ; car je peux devenir ce qu'il est devenu. » Et, le jour de Pâques, il osait s'exprimer ainsi : « Aujourd'hui, Jésus est devenu immortel ^ » C'est la pure doctrine ébionite ou nazaréenne*. L'islamisme ne dit pas autre chose. Mahomet connut le christianisme par ces communautés ultra-jordaniques, opposées au concile de Nicée et aux conciles qui développèrent celui de Nicée. Les chrétiens sont pour lui des nazaréens '. Le docétisme 'des musulmans a sa racine dans les mêmes sectes *.

4. Ms. syr. du Musée Brit., dans Martin, le Pseudo-Synode d'Ephèse, p. 31 , 33, 34. .

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