Épiphane, De mensuris
2. Rliodon, dans Eus., H. £,, V, xiii^ 3; Tert., Prœscr., 30.
3. Ëpipbane, xlii, 4. Sanciissimus magisler de Tertullien (l. c.) est ironique.
4. Sur la date, v.Lipsius, Die Quellen der œlt. Ketzergesch.j p. 225 et suiv. Notez surtout Clém. d'Alex., Strom., VII, 17, avec les discussions auxquelles ce passage a donné lieu.* Orose, VII, 44; Tertullien, Adv, Marc, 1, 2.
[An 142] L'ÉGLISE CHRÉTIENNE. 353
importance que tous ceux qui se sentaient de l'ambition ecclésiastique aspiraient à la gouverner. Le riche Sinopéen, à ce qu'il paraît S fit don à la communauté d'une grosse somme d'argent; mais ses espérances furent déçues. Il n'avait pas l'esprit que l'Église de Rome a toujours voulu dans ses clerqs'v La supériorité intellectuelle était ici peu prisée. Sa curiosité ardente , sa vivacité de pensée et son instruction parurent des dangers. Il étaif facile de voir qu'elles ne lui peaniettraienl pas de rester tranquillement dans les limites étroites de l'orthodoxie. Cerdon expiait comme lui dans l'isolement ses prétentions à l'originalité dogmatique. Marcion devint son disciple*. Les théories transcendantes du gnosticîsme, enseignées par ce maître, durent paraître à un esprit imbu de doctrines philosophiques la forme la plus élevée du christianisme» Le dogme chrétien, d'ailleurs, était encore si peu arrêté, que chaque individualité forte aspirait à y imprimer son cachet. Cela suffit pour expliquer les voies détournées où s'engagea ce grand homme , sans qu'il soit besoin