‹ Saint Paul (volume 2)Chapitre 23 sur 358 · Vie de Jésus, p. 431, note (i3« éditr et suiv · texte numérisé non relu

Vie de Jésus, p. 431, note (i3« éditr et suiv

2. Eusèbe, Vie de Const.j III, 26; saint Jér.,Ép. 49 à Paulin (IV, 2« part., p. 564, Marlianay); Sulp. Sev., Hist. sacra, II, 31 (cl. 30); Sozomène, II, 1 ; Socrate, I, 17.

3. Épiph., De mens., 14-15 (comp. l'abrégé De LXX interpretibus attribué à Épiphaoe); Sifra, sect. Behar, i, 9. Nous croyons le récit d'Épiphane vrai pour le fond; mais il a dû confondre Aquila, le traducteur de la Bible, avec un homonyme; le traducteur, en effet, semble avoir été un juif, élève d'Aquiba. Il se peut aussi que ce soit par confusion avec Aquila, le mari de

qui fut nommé par Adrien intendant des travaux pour la reconstruction d'^Elia, connut à Jérusalem les disciples des apôtres, et, frappé de leur piété et de leurs miracles, se 6t baptiser. Mais le changement des mœurs ne suivit pas celui de la foi. Aquila était adonné aux folies de l'astronomie judiciaire * ; chaque jour il tarait son horoscope ; il passait pour un savant de premier ordre en ces matières. Les chrétiens voyaient de telles pratiques de mauvais œil; les chefs de l'Eglise adressèrent leurs remontrances au nouveau confrère, qui n'en tint aucun compte et se

Priscilie {Act,j xviii, 2), et avec Théodotion (Épiph., De mem,, 17], qu'Irénée qualifie Aquiia de novTixoç et que saint Épiphane le fait naître à Sinope. Le Sifra a pu suivre une donnée créée par les chrétiens. Le aùrcQ irtvdepî^riV de saint Épiphane, qui ferait d'Aquila le beau-père, le gendre ou du moins un allié d'Adrien, a aussi son écho dans Midrasch Tanhouma (sect. Mischpaiim, init., p. 26 h, édit. Amsterdam). Selon certains critiques, cette prétendue parenté viendrait d'une confusion avec l'Aquila du roman des Reconnaissances (VIII, 7 etsuiv.), lequel est censé frère de Clément et membre de la famille flavienne. On ne sait comment se retrouver dans ce dédale d'erreurs, rendu inextricable par les confusions entre Aquîla, Onkelos, Clément, Cléonyme, Galonyme. £n tout cas, jamais parent d'Adrien n'a pu porter le nom d'Aquila. Pour les traditions talmudiques relatives aux rapports entre Adrien et Aquila, voir Talm. de Jér., Hagiga, ii, 1 ; Graetz, Gesch. der Juden, IV, 2* édit., p. 443, note.

4 . Ce trait convient bien à un homme de l'entourage d'Adrien, lequel était immodérément livré à ces vanités. Ammien Marcellin, XXV, 4; Spartien, ^lius Verus, 3.

raidit contre l'avis de l'Eglise. L'astrologie Tentraîna dans de graves erreurs sur le destin et la fatalité. Cet esprit incohérent voulait associer des choses opposées et qui juraient d'être ensemble. L'Église le reconnut impropre au salut, et le chassa, ce dont il garda une rancune profonde. Ses relations avec Adrien purent être l'occasion des connaissances particulières que cet empereur paraît avoir eues des chrétiens.

Page 1