Sim. viii
5. Sim. IX, 16. Cf. Clém. d'Alex., Slrom, I, 44; VI, 6. (). Sim. V.
[Anl52J L'ÉGLISE CHRÉTIENNE. 419
du fils unique (le Saint-Esprit) . Tous y consentent par acclamation. Jésus est introduit par la résurrection dans le cercle divin; Dieu lui envoie une part du festin, et lui, se souvenant de ses anciens co-serviteurs, partage avec eux ses dons célestes (les charismes). Le rôle divin de Jésus est ainsi conçu comme une sorte d'adoption et de cooptation, qui le met à côté d'un Fils de Dieu antérieur. Ailleurs, Hermas expose une théologie analogue à celle que nous avons trouvée chez les ébionites. Le Saint- Esprit préexiste à tout et a tout créé. Dieu lui choisit une chair où il puisse habiter en toute pureté, et réalise pour lui une vie humaine accomplie ; c'est la vie de Jésus. Dieu prend conseil de son fils et de ses anges pour que cette chair qui a servi l'eisprit sans reproche ait un lieu de repos, pour que ce corps sans tache, dans lequel l'Esprit saint habita, ne paraisse pas rester sans récompense \
Toutes les chimères du temps se choquaient, on le voit, sans, réussir à se mettre d'accord, dans la tête du pauvre Hermas. Quelques théories bizarres, telles que la descente des apôtres aux enfers% lui sont propres. Il est ébionite par sa façon d'entendre le royaume de Dieu et le rôle de Jésus. Il est gnos-