‹ Saint Paul (volume 2)Chapitre 265 sur 358 · V. les Évangiles j p · texte numérisé non relu

V. les Évangiles j p

6. Philostrate, ApoL, I, ni, 2 ; Origène, Contre CelsCj VI, 41.

[Anl53J L'ÉGLISE CHRÉTIENNE. 427

puis un certain Maxime d'iEges fit un livre uniquement sur les choses extraordinaires qu'Apollonius avait faites à ^ges, en Cilicie*. Malgré les railleries de Lucien % « la tragédie w, comme il l'appelle, réussit étonnamment. Plus tard, vers l'an 200, Philostrate écrivit, à la demande de la Syrienne Julia Domna, ce roman insipide, qui passa pour un livre exquis et qui, selon un païen très-sérieux, aurait dû être intitulé : « Voyage d'un dieu chez les hommes ^ » Le succès en fut immense. Apollonius en vint à être considéré comme le premier des sages, comme un véritable ami des dieux, comme un dieu. Son image se voyait dans les sanctuaires ; il eut même des temples. Ses miracles, ses belles paroles faisaient l'édification de tous. Il fut une sorte de Christ du paganisme, et sûrement l'intention d'opposer un idéal de sainteté bienfaisante à celui des chrétiens ne fut pas étrangère à son apothéose*. Dans les derniers jours de la lutte du christianisme et du paganisme, on le compara nettement à

1 . Philostrate, Apollonius ^ly m, % ; Eusèbe, Contre Hiéroclès, 2.

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