Irénée, III, m, 4; Saint Jér., Devins ilL
[Aiil54J L'ÉGLISE CaRÉTIENNE. 451
nîens et de marcionites virent Polycarpe à Rome, et revinrent à l'Eglise orthodoxe. Polycarpe laissa ainsi dans la capitale du monde un nom vénéré. Irénée et Florin restèrent peut-être à Rome après leur maître; ces deux esprits, fort différents Tun de l'autre, étaient réservés h suivre des voies bien opposées.
Un immense résultat était acquis. La règle de prescription est posée. La vraie doctrine sera désormais celle qui est professée généralement par les
Eglises apostoliques^ et qui Ta toujours été. Quod semper^ quod ubiqiie. Entre Polycarpe et Valentin, la chose est claire. Polycarpe a la tradition apostolique; Valentin, quoi qu'il en dise, ne Ta pas*. Les Églises particulières forment, parleur réunion, l'Église catholique, dépositaire absolue de la vérité \ Celui qui préfère son sentiment propre à cette universelle autorité est un sectaire, un hérétique.
4. Sedes apostolicse, ... matrices et originales fidei. Tert., Prœscr., ch. 21 . Cf. Irénée, III, ch. iv.
%, Mart, Polyc, suscr., 8, 46, 19 ; Pseudo-Ignace, Ad Smym,, 8.
3. Kavwv T^5 àXYiÔeîaç (Irénée, I, IX, 4), xavcDv IwcXinaïaaTDto; (Clém.
Alex., Strom,j VII, 15), régula fidei (Tert., De virg, veL, 1; Prœscr,, 14). Cf. Irénée, I, x, 1-2.