‹ Saint Paul (volume 2)Chapitre 345 sur 358 · Dion Cass., LXIX, 12 et suiv · texte numérisé non relu

Dion Cass., LXIX, 12 et suiv

2. Hist. eccL, IV, vi ; Chronique, p. 166-169, édit. de Schœne,

eût négligé de parler de la catastrophe de la ville princi-

paie ?

L'omission de tout détail sur Jérusalem se conçoit moins encore dans le récit d'Eusèbe ou plutôt d'Ariston de Pella. Le gros événement de la guerre pour Eusèbe, c'est le siège de Béttier, « ville voisine de Jérusalem »; de Jérusalem pas un mot*. 11 est bien vrai que le chapitre de V Histoire ecclésiastique relatif à cet événement a pour titre : *H tlxtol 'A^piovov \}<jToim 'louSaiwv ico>.iopxta *, comme le chapitre relatif à la guerre de Vespasien et de Titus a pour titre ( 1, III, c. v) : nepi TYiç (xerà tov XpidTov uaTaTy,ç 'lou^auov içokio^xioLç; mais le mot iroXiopxia s'applique bien à l'ensemble de la campagne de Julius Severus, qui consista en sièges de petites villes. Au § 3^ du chapitre relatif à la guerre d'Adrien, le mot izokiofyda est employé pour désigner les opérations de la prise de Béther.

Dans sa Chronique, Eusèbe suit le même système'. Dans sa Démonstration évangélique*' et dans sa Théophanie^^ au contraire, où il vise à l'effet, et> où il n'est plus soutenu par les propres termes d'Ariston de Pella, il se laisse entraîner à l'assimilation qui a égaré presque toute la tradition juive et chrétienne. Il se figure les événements de Tan 135 sur le modèle des événements de Tan 70, et il parle d'Adrien comme ayant contribué avec Titus à l'accomplissement des prophéties sur l'anéantissement de Jérusalem. Cette double destruction a pour lui l'avantage d'accomplir un passage

i. Comp. Moïse de Khorène, II, CO.

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