‹ Saint Paul (volume 2)Chapitre 347 sur 358 · Contra Jud · texte numérisé non relu

Contra Jud

5. In Judœos, homil. v, 11, 0pp., I, p. 645 (Montf.). Cf. Suidas, au mot p6éXuY(ia; Chronique d'Alexandrie, à Tan 119.

6. Mischna, Taanith, iv, 6; Talm. de Bab., Taanith, 29 a. Il en faut dire autant de la ChroniqtM Samaritainey c. 42.

7. M. Derenbourg en fait plusieurs fois la remarque. Palestine d'après les Talm., 431-433, 434, 436, note.

8. Gomp. Midrasch Eka, ii, 2, et Talm. de Jér., Taanith, iv, 6, à Midrasch Eka^ i, 5. Cf. saint Jérôme, In Zach., viii.

a priori, on fit ce qu'on put a posteriori pour lui donner dans l'histoire une base qu*il n'avait pas. Naturellement, c'est sur le premier siège qu'on se rabattit pour cela. Cette confusion a été le piège où toute l'histoire populaire des catastrophes juives s'est laissé prendre. Comment préférer de pareilles bévues aux fortes inductions que l'on tire des seuls témoignages historiques que nous ayons dans la question, Dion Cassius et Ariston de Pella?

Deux objections graves me restent à résoudre. Seules, elles font. planer des doutes sur la thèse que je soutiens.

La première est tirée d^un passage d'Appien^. Cet historien, énumérant les destructions successives qu'ont subies les murs de Jérusalem, place l'une après l'autre et sur la même ligne la destruction de Titus et celle d'Adrien, « qui eut lieu de son temps » (eit* Ijjlou). Le passage d'Appien renferme en tout cas une forte inexactitude; il suppose que Jérusalem avait des murs sous Adrien. Appien a l'air de croire que les Juifs, après Titus, relevèrent leur ville et la fortifièrent. Son ignorance sur ce point montre qu'il n'est guidé dans le rapprochement susdit que par la grossière assimilation qui a trompé tout le monde. Les difficulcultés qu'avait présentées la campagne, les nombreuses 7uo>.top>ctat qui l'avaient remplie, expliquent que même un contemporain, qui n'avait pas été témoin des faits *, ait pu commettre une pareille erreur.

Plus grave assurément est l'objection tirée de la numîs-

1. Syr,, 50. C'est par erreur que Tillemont {Hist. des emp., I, p. 570) prétend que Pausanias parle d'une destruction de Jérusalem BOUS Adrien. Pausanias, I, 2, dit seulement è/sipcofraxo àTcoerràvra;.

2. Appien avait vu en Egypte la révolte des Juifs sous Trajan (passage découvert par M. Miller, Revue archéoL, 1869, 1, p. 101-110); mais, au temps de la guerre d'Adrien, il demeurait à Rome.

matiquô. Il n'est pas douteux que les Juifs, durant la révolte, n'aient battu ou surfrappé des monnaies. Une telle opération semble au premier coup d'<Eil n'avoir pu se faire qu'à Jérusalem. Les types de ces monnaies conduisent à la même idée. La légende est le plus souvent oSuit minS (( de la liberté de Jérusalem »• Sur quelques-unes figure le temple surmonté d'une étoile ^.

La numismatique juive est pleine d'incertitudes, et il est dangereux de l'opposer à l'histoire ; c'est l'histoire, au contraire, qui doit servir à l'éclairer. Aussi l'objection dont nous parlons n'a-t-elle pas empêché quelques savants numismates de nos jours de nier résolument l'occupation de Jérusalem par les adhérents de Bar-Goziba '. On admettra que les insurgés aient pu battre monnaie à Béther aussi bien qu'à Jérusalem, si l'on songe à l'état misérable où, dans toutes les hypothèses, était alors Jérusalem. En outre, il semble que les types des monaaies de la seconde révolte aient été imités ou pris directement sur ceux de la première et sur ceux des Âsmonéens ^ C'est ici un point important, qui mérite l'attention des numismates; car on y peut trouver un principe de solution pour les difficultés qui planent encore sur des groupes entiers du monnayage autonome d'Israël.

Nous voulons parler surtout des monnaies au type de Siméon, nasi d'Israël. On tombe dans de suprêmes invraisemblances quand on veut trouver ce Siméon dans Bargioras, dans Bar-Goziba, dans Simon, fils de. Gamaliel, etc.

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