‹ Saint Paul (volume 2)Chapitre 356 sur 358 · AYopaffTTQç · texte numérisé non relu

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2. Se rappeler Néhcmic, échanson d'Artaxèrxe ; Mardochée, attaché à la porte d'Assuérus.

En supposant le livre ainsi composé vers Tan 50 dans la haut« Syrie, on aura, ce me semble, satisfait à la plupart des exigences du problème. L'état des pratiques et des idées juives, surtout en ce qui concerne le pain des païens, rappelle les temps qui précèdent immédiatement la révolte sous Néron S La description de la Jérusalem étemelle semble calquée sur l'Apocalypse (ch.xxi); non que Tun des auteurs ait copié Tautre; mais ils puisent à un fond d'imaginations communes. La démonologie, surtout la circonstance du démon enchaîné dans les déserts de la haute Egypte, rappelle l'évangéliste Marc. Enfin, la forme de mémoires personnels que présente le texte grec, au moins dans ses premières pages*, fait penser au livre de Néhémie; cette forme n'est plus en usage dans les apocryphes postérieurs à l'an 70. — Les inductions qui porteraient à reculer la date de la composition à une date antérieure, inductions que nous n'avons pas dissimulées, sont contrebattues par des considérations qui détournent, d'ua autre côté, d'attribuer au livre une grande ancienneté.

Un fait capital, en effet, c'est qu'on ne trouvé, chez les Juifs ni chez les chrétiens, aucune mention du livre de Tobie avàpt la fin du ii« siècle '. Or il faut avouer que, si les chrétiens du i"'' et du ii« siècle eussent possédé le livre, ils l'eussent trouvé en parfaite harmonie avec leurs sentiments. Soit Clément Romain, par exemple; certainement, s'il avait eu un pareil écrit entre les mains, il l'eût cité, comme il cite le livre de Judith. Si le livre était antérieur à Jésus-Ghrist, on ne comprendrait pas qu'il fût resté dans une telle obscurité. Au contraire, si on admet que le livre

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