‹ Saint Paul (volume 2)Chapitre 43 sur 358 · V. V A7itechrisl, p. 82, note · texte numérisé non relu

V. V A7itechrisl, p. 82, note

[An 126] L'ÉGLISE CHRÉTIENNE. 67

risé; il est le législateur, le révélateur, l'organe de Dieu à l'égard de l'homme spirituel. Il est l'Esprit de Dieu, la Sagesse des livres saints. Philon n'a pas d'idée du Messie et n'établit aucun rapport entre son Logos et l'être divin rêvé par ses compatriotes de Palestine. II ne sort pas de l'abstrait. Le Logos est pour lui le lieu des esprits, comme l'espace est le lieu des corps*; il va jusqu'à l'appeler un « second Dieu » ou « l'homme de Dieu », c'est-à-dire Dieu considéré comme anthropomorphe *. Connaître le Logos j contempler la raison, c'est-à-dire Dieu et l'univers, voilà la fin de l'homme. Par cette connaissance, l'homme trouve la vie, la vraie manne qui le nourrit ^

Quoique de telles idées fussent aussi éloigiiées que possible par leur origine des idées messianiques, on entrevoit cependant qu'une sorte de fusion pouvait s'opérer entre elles. La possibilité d'une incarnation plénière du Logos rentre tout à fait dans l'ordre des

OeTo< Xo'^o; i7epis)^8t Ta 6Xa xat i^eirXiQpcoxgv. Philon, l. C.

%. AeuTepoç ôsoç, fragm, dans Eus., Prœp. evang., VII, 13.

Ailleurs, h irpwTopvo; uîo;, 6 à-y-yeXo; irpecrouTaToç, àpx,ay)feXoç, âvôpwTroç

ôêou (voir surtout, De somniis, I, 40, 41). Comparez, dans la cabbale juive. Fange Mélalrône et l'ange Sandalphon (p.eTàôpovo;

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