‹ Saint Paul (volume 2)Chapitre 58 sur 358 · Clém. d'Alex., Quis dives salv.j · texte numérisé non relu

Clém. d'Alex., Quis dives salv.j

3. Tit., I, 5; I Tim., v, 22; Clément d'Alexandrie, Quis dives salv.j 42.

<)l ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 127]

ce furent les anciens qui choisirent parmi eux leur président et le soumirent à l'acclamation du peuple*. Comme ce choix ne se faisait jamais sans que l'on 6Ùt préalablement consulté l'opinion, l'acclamation ou plutôt le vote par main levée * n'était en fait qu'une formalité ; mais elle sufiisait pour conserver le souvenir de l'idéal évangélîque, d'après lequel l'esprit de Jésus résidait essentiellement dans la communauté ^ L'élection des diacres était également à deux degrés. La désignation se faisait par l'évêque; mais l'approbation de la communauté était nécessaire pour que le choix fût validé *. Une loi générale de l'Église est que l'inférieur n'y a jamais nommé son supérieur. Voilà ce qui donne encore aujourd'hui à l'Eglise, au milieu de la tendance toute contraire de la démocratie moderne, une si grande forc^ de réaction.

C'est dans les Eglises de Paul que ce mouvement vers la hiérarchie et Tépiscopat était particuliè-

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