‹ Saint Paul (volume 2)Chapitre 68 sur 358 · I Tira., I, 4, 6, 7; iv, 3-4, 7; Il Tira., m · texte numérisé non relu

I Tira., I, 4, 6, 7; iv, 3-4, 7; Il Tira., m

104 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 127]

moins grands séducteurs de femmes, qu'ils prennent en leur offrant, avec l'appât des voluptés, de faciles manières d'expier leurs péchés ^ On se sent bien près du gnosticisme et du montanisme. La proposition que la résurrection est déjà un fait accompli*, fait penser à Marcion. Les expressions sur la divinité de Jésus-Christ gagnent en force, quoique enveloppées encore d'un certain embarras ^.

Ce qui domine tout, c'est un admirable bon sens pratique. L'ardent piétiste qui a composé ces lettres ne s'égare pas un moment dans les sentiers dangereux du quiétisme. Il répète jusqu'à la fatigue que la femme n'a le droit de se livrer à la vie spirituelle que quand elle n'a pas de devoirs de famille à remplir ; que le devoir principal de la femme, c'est la génération et l'éducation dés enfants; que c'est un égarement de prétendre servir l'Église, quand on n'est pas complètement en règle avec sa maison*. La piété que prêche notre auteur est d'ailleurs une piété toute spirituelle; elle réside dans le sentiment les pratiques corporelles % les abstinences, par

1. IfTim., iir, 6. Comp. Irénée, I, xm, 3, 6; Epiph. xxvi, 11.

2. II Tim., II, 18. Cf. Tertullien, Adv. Marc, V, 10 (cf. De resurr. camis, 19); Epiph., haer. xlii, 3.

Page 1