II Petri, III
3. Comp. II Petri, i, 49 et IV Esdr., xii, Àt. Notez aussi il Petri, II, 4, 9. .
A. II Petri, I, 44, 46-48; m, 2, 45. Le passage i, 44, fait allusion à quelque légende analogue à celle qui se lit dans Jean, xxi, 4 8 et suiv.
5. Ch. II. L'auteur applique aux gnostiques les tirades d© Jude contre les mal pensants.
6. Eusèbe, //. £;.^III, m, 4; xxv, 3; VI, xiv, 4 ; xxv, 8; saint
{An 428] L'ÉGLISE CHRÉTIENNE. 111
L'enseignement de ce docteur est digne, du reste, de l'âge apostolique par sa pureté et son élévation. L'élu devient a participant de la nature divine », en renonçant à la corruption du monde. Patience, sobriété, piété, charité fraternelle, horreur pour l'hérésie, attendre, attendre, toujours attendre, voilà la vie du chrétien.
Je vous ai donc écrit cette seconde épître, mes bienaîmés, comme la première, afin de réveiller vos bons sentiments, et pour que vous vous rappeliez les paroles des prophètes, les préceptes de vos apôtres, sachant bien que, à l'approche des derniers jours, viendront des railleurs, se conduisant selon leurs propres convoitises, qui diront : « Eh bien, qu'est devenue la promesse de son avènement? Depuis que nos pères sont morts, tout continue de rouler comme par le passé I » Ils oublient que, de même qu'il y ^ut autrefois des cieux et une terre tirés de Teau, qui périrent par Teau, de môme le ciel et la terre d'à présent sont réservés pour le feu \ qui s'allumera au jour du jugement et de la destruction des impies. N'oubliez pas, mes très-chers, qu'un jour devant le Seigneur est comme mille
Jérôme, De viris illuslr., 1 : « a plerisque ejus esse negatur. » Une simple lecture suffit à un homme attenlif pour en voir le caractère apocryphe. La maladresse du faussaire se trahit à la façon dont il copie Tépltre de Jude, à raffectation avec laquelle il insiste sur Tauthenticité de sa lettre, à la manière dont il parle de Paul (m, 46), à une foule de particularités insolites dans une lettre apostolique (par exemple, m, 2).
4. Sur le déluge de feu, comp. Méliton, De veritate, p. 50- ^4, Cureton. Cf. les Évangiles, p. 170.
112 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 128]
années, et que mille années sont comme un jour^ Le Seigneur n'est pas en retard pour l'exécution de sa promesse, ainsi que certains le croient; mais il use envers vous de longanimité, voulant que personne ne périsse et que tous arrivent à repentance. Le jour du Seigneur viendra comme un voleur; alors les cieux s'en iront en morceaux avec fracas, les éléments embrasés seront dissous, la terre et tout ce qu'elle enferme sera consumée. Avec quelle piété, quelle circonspection devons-nous attendre et hâter la venue de ce jour de Dieu, où , après l'anéantissement de l'univers , nous espérons, conformément à sa promesse, des cieux nouveaux et une terre nouvelle, dans lesquels la justice habitera ! C'est pourquoi, mes très-chers, pleins de cette attente, faites en sorte qu'il vous trouve en paix, sans tache et sans reproche, et considérez la patience qu'y met Notre-Seigneur comme un bonheur pour nous; de même que notre cher frère Paul, selon la sagesse qui lui a été donnée, vous Ta aussi écrit, dans toutes les épîtres où il parle de ces sortes de choses, épîtres dans lesquelles il y a certains passages difficiles à comprendre, que les ignorants et les esprits mobiles torturent, comme du reste les autres Écritures, pour leur propre perdition. Vous voilà informés, mes très-chers ; soyez donc sur vos gardes , de peur que, entraînés avec tant d'autres par les séductions de ces misérables, vous ne veniez à tomber de votre ferme assise ^.
Avec (( la deuxième Épître de Pierre », fut fermé, cent ans environ après la mort de Jésus, le cycle
i . Comp. Ps. xc, 4.