V. les Évangiles, p
2. Voyez ci-dessus, p. 28-30; Epiph., De mensuriSj 2, 14, 15 (comp. l'abrégé attribué à Épiphane, /)e LXX interpretihus) ; Irénée, III, xxi, 1 ; Origène, Epist. ad A fric. , 2; Eusèbe, H, E., V, 8; Demonslr. evang,, VII, 1 ; saint Jérôme, Epist. ad Pammach., 0pp. IV, 2® part., p. 255; Devins ill.j c, 54; Prœf. in Job; Epist. 125 ad Damasum, 0pp. II, 567; Épist. 138 ad Marc, II, 707; Epist. 24 (74) ad Marc, IV, 2* part. p. 61 ; ad Algas., quœst. 10; In Ezech., m; In h., viii, xiii, xlix; Philastre, 142; saint Augustin, De civ. Dei^XY, 23 ; Novelles, cxlvi, 1 ; Synopse dite d*Alhan., 0pp., t. II, p. 203; Chron. d'Alex., à l'an 132; Talm. de Jér., Megilla, i, 11, fol. 71 c; Schemoth rabba, sect. 30; Schalschéleth hakkabbala, fol. 28, c. ii. L'identification d' Aquila et d'Onkelos est inadmissible, nonobstant l'argument que l'on tire de Talm. de Bab., Megilla, 3 a, et Talm. de Jér., Megilla, i, 11, comparés entre eux. Cf. Vayyikra rabba, sect. 33; Buxtorf, Lex.
120 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 129]
travail était daté de l'an xii d'Adrien *. Quoique siniple prosélyte % il avait peut-être été élève d'Aquiba ^ et, en effet, son exégèse est le pendant exact de la casuistique du rabbin. A chaque mot hébreu répond un mot grec, même quand il résulte des absurdités de cette superposition*.
Talm., col. 4241. On semble les avoir confondus systématiquement (fTîS^ des lang, sémit., III, i, 2, note i). Cf. Masséketh Semahothj viii ; les Evangiles, p. 228, note 3.
\. Epiph., De tnensuris, i3. Épiphane avait dû prendre ce chiffre dans quelque manuscrit d'Aquila.
2. Irénée," L c; Eusèbe et Jérôme, L c, surtout hi Is., viii, 14. Quelquefois cependant saint Jérôme rappelle ywrfcpww. Le Talmud en fait un prosélyte. Talm. de Jér., Megilla, 71 c; Kidduschirij 59 a. Dans Masséketh Semaholh, vni, et dans Talm. de Bab., Ahoda zara, 2 a^ Aquila joue en effet le rôle d'un riche prosélyte. Cependant l'exégèse d'Aquila est en accord si parfait avec les principes de Rabbi Àquiba, qu'il faut qu'Àquila ait été nourri dans les écoles juives. Un prosélyte, gagné à la synagogue de la façon que prétend Épiphane [De mens,, 14, 15, v. cidessus, p. 28-30), n'eût pas pris une place aussi marquée dans un monde aussi particulier.
3. Talm. de Jér., Hagiga, ii, 1 ; Kiddmchin, i, 1, fol. 59 a; saint Jérôme, In Is,, m, 14; xiii.
4. Ainsi nt< est toujours rendu par ouv^ et, au premier verset de la Genèse, Dieu crée aùv tov cùpavov xal oùv ttjv «y^v. Cf. BereschiCh rahha, i, où l'on prétend que, selon Aquiba, cet et de Gen., i, 1, veut dire qu'il s'agit là des cieux et de la terre avec ce qui est dedans. Cf. les Évangiles, p. 515-516; saint Jérôme, ad Pammach,, 1. c; In Is., xlix; In Jerern,, xx, xxxi; In Ezech,, \\\ où secunda editio équivaut à ^euTspwoiç (Novelles, pass. précité), et non à « seconde édition ». Voyez ci-après.
[An 129] L'ÉGLISE CHRÉTIENNE. 12!
La traduction d'Aquila fut bientôt connue des chrétiens et les contraria fort. Habitués à tirer leurs textes des Septante, ils voyaient dans cette nouvelle traduction un renversement de leurs méthodes et de toute leur apologétique. Un passage surtout les troublait. Les Eglises voulaient à tout prix lire l'annonce prophéùque de la naissance virginale de Jésus dans ui> passage d'Isaïe (vu, 14), qui signifie tout autre chose, mais où le mot ivapGevoç, employé pour l'hébreu aima et désignant la mère du symbolique Immanouël (Dieu avec nous), avait quelque chose de singulier. Ce petit échafaudage était renversé par Aquila, qui pour aima mettait veavt;^ On prétendit que c'était là de sa part une pure méchanceté ; on inventa tout un système de pieuses calomnies, pour expliquer comment, ayant été chrétien, il avait appris l'hébreu et s'était livré à cet immense travail uniquement pour contredire les Septante et pour faire disparaître les passages démonstratifs de la messianité de Jésus ^
Les juifs, au contraire, charmés de l'apparente
p. 243, note 2. Une traduction est à sa manière une ^euTgpwoi:, une mischna.
\. Jusiin, DiaL, 43, 67 et suiv., 71,77 et suiv.; Irénée, Adv, hasr., III, XXI, i .