‹ Saint Paul (volume 2)Chapitre 98 sur 358 · Philos., VU · texte numérisé non relu

Philos., VU

4. Eus., H. E.j IV, 7, d'après Agrippa Castor; Clém. d'Alex., Strom.j IV, 42; Origène, In Luc., hom. i, xxix, xxxi; Dispute d'Archelaiis, p. 1 04 . Cf. Spicilége de Grabe , et Zeitschrift fur Kirchengeschichte de Brieger, t. I", p. 542 et suiv.

5. Hilgenfeld en a recueilli les débris. Nov. Test, extra Can, rec.j rv, p. 50 et suiv. Cf. la Zeitschrift précitée, p, 539 et suiv.

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paraît avoir composé des psaumes ou cantiques sacrés \ Enfin, outre le commentaire sur les Évangiles reçus qu'il avait rédigé, il y avait un Évangile, analogue à celui des Hébreux, des Égyptiens, des ébionites, peu différent de Matthieu, qui portait le nom de Basilide ^ Son fils Isidore continua son enseignement, commenta ses prophètes apocryphes, développa ses mythes \ Les chrétiens faibles se laissaient facilement séduire à ces rêveries. Un écrivain ecclésiastique docte et estimé. Agrippa Castor, s'en fit, dès l'apparition même, l'ardent adversaire*.

La théurgie est d'ordinaire la compagne des intempérances religieuses. Les basilidîens n'inventèrent pas, mais ils adoptèrent les vertus magiques du mot abraxas^. On leur reprocha aussi une morale fort relâchée. Il est certain que, quand on attache tant d'importance à des formules métaphysiques, la simple et bonne morale paraît chose humble et presque indif-

4. Passages d'Origène, discutés dans Hesse, MuratorVsche Fragment, p. 292.

2. Clém. d'Alex., Strom,, III, 4; Origène, hom. i in Luc; Epiph., xxrv, 5; Saint Ambroise, In Luc.j I, 2.

3. Voir des fragments de lui dans Clém. d'Alex., Strom., II, 20; m, 4; VI, 6.

4. Eusèbe, //. E„ IV, vu, 8; saint. Jérôme, De viris ilLj 24 .

5. La question des pierres dites basilidiennes sera traitée dans notre VII« livre. V-. Matter, Hist. crit. du gnost,, planches.

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férente. L'homme devenu parfait par la gnose peut tout se permettre. Il semble que Basilide ne disait pas cela^; mais on le lui fit dire, et cela était jusqu'à un certain point la conséquence de sa théosophie. Le mot qu'on lui prêta : « Les hommes, c'est nous; les autres ne sont que porcs et chiens* », n'était de même que la traduction brutale du mot plus acceptable: « Je parle pour un sur mille ^ » Les goûts de mystère qu'avait la secte, son habitude de fuir le jour et de se cacher aux yeux de la foule, le silence qu'on exigeait des adeptes, donnaient lieu à ces bruits. Il se mêlait à tout cela beaucoup de calomnies. Ainsi on accusa Basilide d'avoir soutenu, comme tous les gnostiques * , qu'on pouvait sans crime renoncer en apparence aux croyances pour lesquelles on était persécuté, se prêter aux actes, indifférents par eux-mêmes, que la loi civile exigeait, aller même jusqu'à maudire Christ, à condition de distinguer dans son esprit entre l'éon Nous et l'homme Jésus. Or nous possédons le texte original

\, Clém. d*Alex., Strom., III, 4.

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