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Provinc. cons

2. Philon, /. c; Tacite, Ann., II, 85. Les inscriptions le confirment. Lévy, op. cit., p. 287. Cf. Moramsen, Inscr. regni Neap., n° 6467 [captiva est douteux) ; de Rossi, Bail., 1864, p. 70, 92-93. Cf. Act., VI, 9.

3. Comp. Wescher et Foucart, Inscr. recueillies à Delphes. n"' 57 et 364.

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de plusieurs générations est toujours un juif trèspur. Les rapports des synagogues de Rome avec Jérusalem étaient confinuels^ La première colonie avait été renforcée de nombreux émigrants^ Ces pauvres gens débarquaient par centaines à la Ripa, et vivaient entre eux, dans le quartier adjacent du Transtévère , servant de portefaix , faisant le petit commerce, échangeant des allumettes contre des verres cassés et offrant aux fières populations italiotes un type qui plus tard devait leur être trop familier, celui du mendiant consommé dans son art^ Un Romain qui se respectait ne mettait jamais le pied dans ces quartiers abjects. C'était comme une banlieue sacrifiée à des classes méprisées et à des besognes infectes; les tanneries, les boyauderies, les pour-

i. Cicéron, Pro F/acco, 28.

2. Jos., AnL, XVII, m, 5; xi, 1 ; Dion Cassius, XXXVII, 17; Tacite, A7in.j II, 85; Suétone, Tib., 36 ; Moinmsen, Inscr. regni Neap.j n" 6467. Il y avait à Rome au moins quatre synagogues, dont deux portaient les noms d'Auguste et d'Agrippa (Hérode Agrippa? ) : Corp. inscr. gr., 6447, 9902, 9903, 9904, 9905, 9906, 9907, 9909; Orelli, 2522; Garrucci, Cimitero.p. 38-40, Dissert, arch., II, p. 161, 162, 163, 185; de Rossi, Bull., 1867, p. 16.

3. Philon, Leg. ad Caium, $ 23; Juvénal, m, 14, 296; vi, d42; Martial, I, xlii, 3 et suiv.; X, ni, 3-4; XII, lvii, ^3-14; Slace, Silves, I, vi, 72-74. Les sépultures juives de Rome témoignent d'une grande pauvreté. Bosio, Roma sotter., p. 190 et suiv.; Lévy, Epigraph. Beilràge zur Gesch. der Jiiden, p. 283.

rissoirs y étaient relégués ^ Aussi les malheureux vivaient-ils assez tranquilles, dans ce coin perdu, au milieu des ballots de marchandises, des auberges infimes et des porteurs de litière {Syri) , qui avaient là leur quartier généraP. La police n'y entrait que quand les rixes étaient sanglantes ou se répétaient trop souvent. Peu de quartiers de Rome étaient aussi libres; la politique n'avait rien à y voir. Non-seulement le culte en temps ordinaire s'y pratiquait sans obstacle, mais encore la propagande s'y faisait avec toute facihté'.

Protégés par le dédain qu'ils inspiraient, peu sensibles d'ailleurs aux railleries des gens du monde, les juifs du Transtévère avaient ainsi une vie religieuse et sociale fort active. Ils possédaient des écoles de hakamim^; nulle part la partie rituelle et cérémonielle de la loi n'était observée avec plus de scrupule ^ ; les synagogues offraient l'organisation la

h. Nardini, Roma antica,\l\, p. 328-330 (4" édit.); Martial, VI, xciii, 4.

2. Castra lecticariorum, dans les traités De regionibus urbis Romœ, regio xiv : Canina, Roma anlica, p. 553-554. Cf. Forcellini, au mot lecticarius. Le Syrus des comédies latines est d'ordinaire un lecticarius.

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