I Cor., IX
122 ORIGINES DU CHRISTIANISME, [An 51f
altière de Paul fera de nouveau lever entre eux plus d'un discord*; mais le sentiment de l'œuvre sainte l'emportera sur tout; la communion entre les deux apôtres sera entière. Travaillant chacun de leur côté, ils resteront en relations l'un avec l'autre, s'informeront mutuellement de leurs travaux'. Malgré les plus grands dissentiments , Paul continuera toujours de traiter Barnabe en confrère et de le considérer comme partageant avec lui l'œuvre de l'apostolat des gentils^ Vif, emporté, susceptible, Paul oubliait vite, quand les grands principes auxquels il dévouait sa vie n'étaient pas en question.
A la place de Barnabe, Paul prit pour compagnon Silas, le prophète de l'Eglise de Jérusalem qui était resté à Antioche. Il n'était peut-être pas fâché, à défaut de Jean -Marc, d'avoir avec lui un autre membre de l'Église de Jérusalem, lequel, ce semble, touchait de près à Pierre*. Silas possédait, dit-on, le titre de citoyen romain^; ce qui, joint à son nom de Silvanus, ferait croire qu'il n'était pas de Judée,
■1. Gai., II, 13.