Heuzey, Miss, de Macéd., p
[An 52] SAINT PAUL. 141
montagne et le marais, lui avait donné une nouvelle vie. La bataille qui, quatre-vingt-quatorze ans avant l'arnvée des missionnaires chrétiens, s'était livrée à ses portes fut pour elle la cause d'une splendeur inattendue *. Auguste y avait établi une colonie romaine des plus considérables, avec \e jus italicum^. La ville était bien plus latine que grecque; le latin y était la langue commune; les religions du Latium semblaient y avoir été transportées de toutes pièces ; la plaine environnante, semée de bourgs, était également à l'époque où nous sommes une sorte de canton romain jeté au cœur de la Thrace^ La colonie était inscrite dans la tribu Voltinia ^ ; elle avait été formée principalement des débris du parti d'Antoine, qu'Auguste avait cantonnés en ces parages; il s'y mêlait des portions du vieux fond thrace \ C'était, en tout cas, une population très-laborieuse, vivant dans l'ordre et la paix, très-religieuse aussi ^ Les con-
i. Strabon, VII, fragm. 41.
2. Act., XVI, 12; Dion Cassius, Ll, 4; Pline, II. N., IV, 18; Digeste, L, xv, 6; les monnaies et les inscriptions : cf. Ileuzey, p. 17-18,72.
3. Ileuzey, Miss, de Macéd., toute la partie relative à Pliilippes et à ses environs. Plus tard, le grec reprit complétsiaent le dessus.