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Strabon, IV, r

180 OUIGLNES DU CHRISTIANISME. [An 53]

l'on excepte Ammonius d'Alexandrie, le maître de Plutarque^ qui fondait vers ce temps à Athènes l'espèce de philosophie littéraire qui devait devenir à la mode à partir du règne d'Adrien, personne n'illustre, vers le milieu du i" siècle, la ville du monde qui a produit ou attiré le plus d'hommes célèbres. Les images que l'on consacre maintenant avec une déplorable prodigalité sur l'Acropole sont celles de consuls , de proconsuls , de magistrats romains , de membres de la famille impériale ^ Les temples qu'on y élève sont dédiés à la déesse Rome et à Auguste^; Néron même y eut ses statues '* . Les artistes de talent ayant été attirés à Rome, les ouvrages athéniens du 1'"' siècle sont pour la plupart d'une médiocrité qui surprend ^ Encore ces monuments, comme l'horloge d'Andronicus Gyrrheste, le portique d'Athéné Archégète, le temple de Rome et d'Auguste, le mausolée de Philopappus, sont-ils un peu antérieurs ou pos-

4. Plut., De El apud Delplios, I et suiv.; liunape, Vilœ soph., proœm., p. 5 (Boissonade).

2. Beulé, I, 322, 340 et aux environs; II, 206 et suiv., 301, 305. Cf. Corp. inscr. gr., 309 et suiv., 363 et suiv.; Berichleder sœch^. GeselL, philol. Classe, XII, p. 218 et suiv.

3 Beulé, II, p. 206 et suiv.

4. N"* 99 et 381 de Pittakis, ÈcpxjAepU àpxai6>.&"ïuc^, 1838, p. 240 et 4840, p. 318.

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