Act.j xviii, 14-lo
t. Act.j, XVIII, 17; les mots « éxXwe; raanqfient dans les meil» leurs manuscrits.
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déclarant incompétent dans une question de schisme et d'hérésie; mais que les gens d'esprit ont parfois peu de prévoyance ! Il s'est trouvé plus tard que la querelle de ces sectaires abjects était la grande affaire du siècle. Si , au lieu de traiter la question religieuse et sociale avec ce sans gêne, le gouvernement se fût donné la peine de faire une bonne enquête impartiale , de fonder une "solide instruction publique, de ne pas continuer à donner une sanction officielle à un culte devenu complètement absurde; si Gallion eût bien voulu se faire rendre compte de ce que c'était qu'un juif et un chrétien, lire les livres juifs , se tenir au courant de ce qui se passait dans ce monde souterrain; si les Romaiiis n'avaient pas eu l'esprit si étroit, si peu scientilique, bien des malheurs eussent été prévenus. Chose étrange! Voilà en présence, d'une part, un des hommes les plus spirituels et les plus curieux, de l'autre une des âmes les plus fortes et les plus originales de son temps, et ils passent l'un devant l'autre sans se loucher, et, sûrement, si les coups de poing fussent tombés sur Paul au lieu de tomber sur Sosthène, Gallion s'en serait également peu soucié. Une des choses qui font commettre le plus de fautes aux gens du monde est la superiicielle répulsion que leur inspirent les gens mal élevés ou
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sans manières ; car les manières ne sont qu'affaire de forme, et ceux qui n'en ont pas se trouvent quelquefois avoir raison. L'homme de la société, avec ses dédains frivoles, passe presque toujours sans s'en apercevoir à côté de l'homme qui est en train de créer l'avenir : ils ne sont pas du même monde ; or l'erreur commune des gens de la société est de croire que le monde qu'ils voient est le monde entier.
Ces difficultés, du reste, n'étaient pas les seules que l'apôtre rencontrât. La mission de Gorinthe fut traversée par des obstacles qu'il trouvait pour U première fois dans sa carrière apostolique, obstacles venant de l'intérieur de l'Eglise elle-même, d'hommes indociles qui s'y étaient introduits et qui lui résistaient, ou bien de juifs attirés vers Jésus, mais moins détachés que Paul des ol^servances légales \ L'esprit faux du Grec dégénéré, qui, à partir du iv^ siècle, altéra si fort le christianisme, se faisait déjà sentir. L'apôtre se rappelait alors ses chères Eglises de Macédoine , cette docilité sans bornes , cette pureté de mœurs , cette cordialité franche qui lui avait procuré, à Philippes, à Thes-
1. II Thess., III, 1-2. Comp. les deux épUres aux Corinthiens Voir ci-dessous, p. 371 et suiv.
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salonique, de si bons jours. Il se prenait d'un vif désir d'aller revoir ses fidèles du Nord, et, quand il recevait d'eux l'expression des mêmes souhaits, il se retenait à peines Pour se consoler des embarras, des importunités du monde qui l'entourait, il se plaisait à leur écrire. Les épîtres datées de Gorinthe portent l'empreinte d'une certaine tristesse : louangeuses au plus haut degré pour ceux à qui Paul écrit, ces lettres se taisent complètement ou renferment même quelques allusions défavorables ' sur ceux au milieu desquels il écrit.
i. IThess., II, 17-18; m, (i, 10, 2. II Thess., III, 1-2.