Voir Vie de Jésus, p. 272 et suiv
4. Ce mot ne se trouve que dans le langage des épîlres attribuées à .lean. Mais l'idée est parfaitement caractérisée dans lef épîtres de Paul et dans l'Apocalypse.
[An 54] SAINT PAUL. 253
« faux Christ » , qui doit s'élever avant la grande apparition de Jésus lui-même ; sorte de messie de Satan, qui accomplira des miracles et voudra se faire adorer. A propos de Simon le Magicien, nous avons déjà rencontré l'idée singulière que les faux prophètes font des miracles tout comme les vrais * . L'opinion que le jugement de Dieu serait précédé de catastrophes terribles, d'un débordement d'impiété et d'abominations, du triomphe passager de l'idolâtrie, de l'avénement d'un roi sacrilège , était d'ailleurs fort ancienne, et remontait à la première origine des doctrines apocalyptiques'. Peu à peu, ce règne éphémère du mal , annonçant la victoire définitive du bien, arriva chez les chrétiens à se personnifier dans un homme, que l'on conçut comme l'inverse exact de Jésus , comme une sorte de Christ de l'enfer.
Le type de ce futur séducteur se composa, en partie, de souvenirs d'Antiochus Épiphane tel que le présentait le livre de Daniel \ combinés avec des réminiscences de Balaam , de Gog et Magog, de Nabuchodonosor, en partie, de traits empruntés aux