‹ Saint PaulChapitre 215 sur 417 · I Cor., XI · texte numérisé non relu

I Cor., XI

(An 54] SAINT PAUL. 207

On était conduit par une sorte de logique à distinguer le repas fraternel -en commun de l'acle mystique, lequel consistait seulement dans la fraction du pain \ La fraction du pain devenait chaque jour plus sacramentelle; le repas, au contraire, à mesure que l'Eglise s'élargissait, devenait plus profane-. Tantôt le repas se réduisit à presque rien et , en se réduisant de la sorte, laissa toute l'importance à l'acte sacramentel ^ Tantôt les deux choses subsistèrent en se scindant : le repas fut un prélude ou une suite de l'eucharistie ; on dîna ensemble, avant ou après la communion*. Puis les deux cérémonies se séparèrent tout à fait ; les repas pieux furent des actes de charité envers les pauvres, parfois des restes d'usages païens, et n'eurent plus de lien avec l'eucharistie ^ Gomme tels, ils furent en général supprimés

1. Voir saint Jean Clirys., In ICor., xi, l.oniil. xxvii, et la fresque du cimetière de Saint-Calliste, dans Pitia, Spic. Sol., III, tab. I, flg. 2.

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