‹ Saint PaulChapitre 217 sur 417 · I Cor., XVI · texte numérisé non relu

I Cor., XVI

3. Cela résulte des Act.j xviii, 21 (selon Griesbach et le texte reçu].

4. Eusèbe, llist. eccl.j IV, 2r>; V, 23-25; Chronique pascale, p. 6 et suiv., cdit. Du Gange. On y rattachait aussi la création du monde, qu'on supposait avoir eu lieu à Téquinoxe du printemps. Murinus Alex., dans Pitra, Spic. Sol.j I, p. 14.

[An 5J] SAINT PAUL. 271

auprès de la résurrection de Jésus ; on n'y pensa plus si ce n'est pour y trouver une figure du triomphe de Jésus sur la mort. La vraie pàque, c'est désormais Jésus, qui a été immolé pour tous ; les vraies azymes, c'est la vérité, la justice; le vieux levain est sans force et doit être rejeté ^ Du reste, la fêle de Pâque avait subi bien plus anciennement chez les Hébreux un changement de signification analogue. Ce fut sûrement à l'origine une fêle du printemps, qu'on rattacha par une étymologie artificielle au souvenir de la sortie de l'Egypte.

La Pentecôte se célébrait aussi le même jour que chez les juifs'. Gomme la pàque, cette fête prenait une signification toute nouvelle, qui repoussait dans l'ombre la vieille idée juive. A tort ou à raison, on se figurait que l'incident principal de la descente du Saint-Esprit sur les apôtres assemblés avait eu lieu le jour de la Pentecôte qui suivit la résurrection de Jésus ^ L'antique fête de la moisson chez les Sémites devint ainsi dans la religion nouvelle la fête du Saint-Esprit. Vers le même temps, cette fête su'^issait chez les juifs une transformation analogue :

4. I Cor., V, 7-8. Cf. Gai., iv, 9-'M ; Rom., xiv, 5; Col., 11,16.

i. I Cor., XVI, 8; Aat., xx, 46.

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