‹ Saint PaulChapitre 232 sur 417 · Gai., I, 48; ii, 2. Cf. le K-fii\j^u.% ïixù/.o'j, l. c · texte numérisé non relu

Gai., I, 48; ii, 2. Cf. le K-fii\j^u.% ïixù/.o'j, l. c

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ration de ces deux moitiés de l'Église se continua longtemps. Antioche, comme l'on dit plus tard, eut deux évêques, l'un institué par Pierre, l'autre par Paul. Evhode et Ignace sont désignés comme ayant rempli, après les apôtres, cette dignité ^

Quant à l'animosité des émissaires de Jacques, elle ne fit qu'augmenter. La scène d' Antioche leur laissa un ressentiment dont, un siècle après, on trouve encore dans les écrits du parti judéo-chrétien l'expression indignée ^ Cet éloquent adversaire qui, à lui seul , avait arrêté l'Eglise d'Antioche près de leur donner raison, devint leur grand ennemi. Ils lui vouèrent une inimitié qui déjà de son vivant lui suscitera des traverses sans nombre, cjui après sa mort lui vaudra de toute une moitié de l'Eglise des anathèmes sanglants et d'atroces calomnies ^ La passion et

<. Constit. apost., VII, 46.

i. Homélies pseudo-clém., xyiIiIQ; Lettre de Pierre à Jacques, en tête de ces homélies, § 2.

3. Homélies pseudo-clém., xvii, 13-19 (voir ci-dessous, p. 303- 304, note S); Irénée, Adv. hœr., I, xxvi, 2; Clém. d'Alex., dans Kus., //. E., VI, 14; Eusèbe, Hist. eccL, HI, 27; Épiphane, /Irfu. hœr., XXX, 16, 25; saint Jérôme, De viris ill., 5; In Mallh., xii, init. ; Primasius, dans la Max. Bibl. Patrum (Lugd.j, X, p. 144. L'hostilité de Papias (Eus., //. E , Mi, 39) et d'Hégésippe contre saint Paul se laisse entrevoir. Cf. Photius, cod. ccxxxii, p. 288 (Bekker), on Hégésippe, comme l'auteur des Homélies, semble réfuter les prétentions de Paul à une révélation particulière Notez

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l'enthousiasme religieux sont loin de supprimer les faiblesses humaines. En quittant Antioche, les agents du parti hiérosolymite jurèrent de bouleverser les fondations de Paul, de détruire ses Eglises, de renverser ce qu'il avait édifié avec tant de labeurs*. II semble qu'à cette occasion de nouvelles lettres furent expédiées de Jérusalem , au nom des apôtres. Il se peut même qu'un exemplaire de ces lettres haineuses nous ait été conservé dans l'Epître de Jude, frère de Jacques, et comme lui « frère du Seigneur », qui fait partie du canon. C'est un factum des plus violents contre des adversaires innomés , qui sont présentés comme des rebelles et des gens impurs \ Le style de ce morceau, qui se rapproche beaucoup plus du grec

cependant (dans Eus., H. E., III, 32; IV, 22) le système d'Hégésippe sur l'Église vierge, non souillée avant la mort de Jacques par des àxoaï; (jiaTatai;. Il est vrai qu'il apporte lui-même, par d xa( TivEî ùnvip/ov, une restriction où saint Paul peut être compris. — Saint Justin même paraît avoir été peu favorable au grand apôtre. Il ne le nomme pas, et attribue aux Douze l'évangélisation des gentils. En un endroit [Dial. cum Tryph., 35; comp, 1 Cor., VIII, x), il contredit directemeut l'apôtre. — Polycrate d'Éphèse ne cite pas non plus saint Paul. Dans la controverse de la Pâque, la seule autorité apostolique alléguée est celle de saint Jean.

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