Les meilleurs manuscrits omettent Ttvo
5. Justin, Dial. cum Tryph., 1 (cf. Eus., II. E., TV, 18); Phi
3iG ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 55
Peut-être, au contraire, s'agit-il de la salle privée d'un personnage, d'un grammairien, par exemple, nommé Tyrannus^ En général, le christianisme profita peu des scholœ, lesquelles faisaient presque toujours partie des thermes et des gymnases; le lieu favori de la propagande chrétienne, après la synagogue, fut la maison privée, le coin du foyer. Dans cette vaste métropole d'Fphèse, la prédication put cependant affronter le grand jour-. Pendant deux ans, Paul ne cessa de parler dans la Schola Tyrannie Cet enseignement prolongé en un lieu public ou à peu près eut assez de retentissement. L'apôtre y joignait de fréquentes visites dans les maisons de ceux qui étaient convertis ou touchés ^ Sa parole allait chercher également les juifs et les gentils * . Toute l'Asie proconsulaire entendit le nom de Jésus , et plusieurs Eglises, suffragantes d'Ephèse, s'établirent alen-
lostr., Apoll., IV, 3 ; VIII, 26 ; Falkener, Eph., plans des trois gymnases. Cf. Vitruve, V, x, 4. Comparez les scholœ gigantesques encore existantes à Hiérapolis.
1. Ce nom n'était point rare. II Macch., iv, 40; Jos., Anl., XVI, X, 3; B. J., I, XXVI, 3; Eus., //. E., VHI, xxxii , 3; Le Bas, Inscr., III, n" 1439. Suidas (au mot Tûfavvo:) mentionne un sophiste de ce nom, mais sans indication de lieu ni de date