Strabon, endroits cités
356 ORIGINES D L' CHRISTIANISME. [An 56]
il ne faut chercher dans leurs œuvres ni la délicatesse, ni la perfection helléniques \ On sent bien, en voyant de tels monuments d'enrichis, que toute noblesse était perdue quand ils s'élevèrent. L'esprit municipal , cependant, était très-énergique encore. Le citoyen devenu roi , ou arrivé aux faveurs de César, recherchait les fonctions de sa ville et dépensait sa fortune pour l'embellir ^ Ce mouvement de construction était dans toute sa force à l'époque de saint Paul % en partie à cause des tremblements de terre qui , notamment sous le règne de Tibère, avaient désolé le pays*, et qui nécessitaient mainte réparation.
Un riche canton de la Phrygie méridionale*, en particulier, le petit bassin du Lycus®, tributaire du
1 . Comparer, par exemple , le grand temple d'Aphrodisias aux monuments de l'Acropole.
•2. Strabon , XII, viii, 16; Corpus inscr. gr., n"» 2947, 2948, 3935, 3936, etc. Les inscriptions énumérant les fonctions municipales, et décernant les titres d'Eùep-jsTr,; et de xTiary,; sont innombrables. Voir, par exemple, Waddington, Expl. des insc7'. de Le Bas, III, n» 1693 6.
3. Strabon, XII, viii, 16; XIII, iv, 8; XIV, i, 42. Les belles ruines d'Anatolie sont en grande partie de ce temps.
4. Tacite, .^«n.^ II, 47; Strabon, XII, viii , 18; Pline, Ilist. «at., II, 91.