Strabon, XII, viii, 18; XIII, iv, H
363 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [Aa 56}
temps le nom de Jésus ^ . Le christianisme s'alluma dans toute l'.^^ie Mineure comme un soudain incendie. Il est probable que les judéo-chrétiens travaillaient de leur côté à y répandre l'Evangile. Jean, qui appartenait à ce parti"-, fut reçu en Asie comme un apôtre d'une autorité supérieure à celle de Paul. L'iVpocalypse, adressée l'an 68 aux Églises d'Éphèse, de Smyrne, de Pergame, de Thyatires , de Sardes, de Philadelphie , de Laodicée sur le Lycus , paraît faite pour des judéo-chrétiens. Sans doute, entre la mort de Paul et la rédaction de l'Apocalypse, il y eut à Éphèse et en Asie comme une seconde prédication judéo-chrétienne. Néanmoins, si Paul avait été pendant dix ans l'unique chef des Eglises d'Asie, on ne comprendrait pas qu'il y eût été si vite oublié. Saint Phihppe ^ et Papias \ gloires de l'Eglise d'Hiérapolis, ]\ïéliton% gloire de celle de Sardes, furent des judéo-chrétiens. Ni Papias, ni Polycrate d'Éphèse ne citent Paul ; l'autorité de Jean a tout absorbé , et Jean est pour ces Églises un grand prêtre juif. Les Éghses d'Asie, au if siècle, l'Église de Lao-
i. I Pelri, I, i.Gf. Ad., ii, 9-10.