Apoc, II
6. Désignation symbolique de Paul, envisagé comme infidèle et entraînant le peuple à l'infidélité
(An 56] SAINT PAUL. 369
de Satan , comme ils disent * , je ne vous enverrai pas d'autre fléau* ». — Et à l'Église de Philadelphie : « Je permettrai à des gens de la synagogue de Satan, qui se disent juifs sans l'être et qui sont des menteurs, de venir et de se jeter à tes pieds et d'apprendre que je t'aime' ». — Peut-être , les vagues reproches adressés par le Voyant aux Églises de Sardes et de Laodicée* renferment-ils aussi des allusions au grand débat qui déchirait l'Église de Jésus.
Disons -le encore, si Paul avait été le seul missionnaire de l'Asie, on ne concevrait pas que, peu de temps après sa mort ( en supposant qu'il fût mort quand l'Apocalypse parut), ses adhérents pussent être présentés comme en minorité dans les Églises de ce pays ; on ne concevrait pas surtout que l'Église d'Éphèse , dont il fut le principal fondateur, l'eût qualifié d'un sobriquet injurieux . Paul , en général , s'interdisait de travailler sur le terrain d'autrui , de prêcher et d'écrire à des Églises qu'il n'avait pas
'I. Allusion à I Cor., ii, 10. Paul désignait souvent ses révélations du nom de « profondeurs de Dieu ». Ses adversaires, par ironie, substituaient au nom de Dieu le nom de Satan.