‹ Saint PaulChapitre 288 sur 417 · I Cor., I, 12; m, 22; Il Cor., x · texte numérisé non relu

I Cor., I, 12; m, 22; Il Cor., x

[An 57] SAINT PAUL. 379

mœurs, qui assiégeaient en quelque sorte l'Église, y pénétraient et la minaient de toutes partd. Nous avons déjà vu qu'à Athènes la philosophie avait arrêté les progrès de la prédication de Paul. Gorinthe était loin d'être une ville d'aussi haute culture qu'Athènes; il s'y trouvait cependant beaucoup de gens instruits, qui accueillaient fort mal les dogmes nouveaux. La croix, la résurrection, le prochain renouvellement de toutes choses leur paraissaient des folies et des absurdités ^ Plusieurs fidèles étaient ébranlés, ou,, pour essayer des conciliations impossibles, altéraient l'Evangile-. La lutte irréconciliable

1. I Cor., I, 22, 23; xv, -12 et suiv. Cf. Ad., xvii, 18, 32; XXIV, 26. Les objections matérialistes contre la résurrection durèrent toujours cliez les païens et môme dans la conscience clirétienne.Voir Atliénagore, De resurr., 3, 4; Minutius Félix, Oclav., Il, 34; Arnobe, II, 13; Orig., Coilre Celse, I, § 7; V, § -14 et suiv.; lettre des Églises de Vienne et de Lyon, dansEusèbe, //. E., V, 1, in fine; Tatien, Adv. Gr., 6; Irénée, V, 3; Tertullien, De carne Christi, 15; saint Augustin, De civ. Deij XXII, 4, 12 et suiv. Pour les inscriptions, voir Leblant, dans la Revice de l'Art chrétien, mars 1862, et Inscr. chrét. de la Gaule, I, préf., p. Lxxxvi et suiv. La disparition du corps laissait de l'inquiétude. Les légendes populaires arrangent en général les choses de manière que les corps des martyrs ne soient pas entièrement détruits; le feu les laisse entiers, les bêtes ne les mangent pas. Le Pscudo-Phocylide (v. 99-108) défend de couper les cadavres ôt ordonne de les inhumer avec soin, en vue de la résurrectioife

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