‹ Saint PaulChapitre 29 sur 417 · Comp. X · texte numérisé non relu

Comp. X

3. Remarquez oveiS'tojxoï; te xal ôaîiJ^eoiv 6£aTît![o'u.£vot , notamment ce dernier mot. Tout ceci sera développé dans notre tome IV. On y expliquera aussi le trait ttiv àpTTa-jTiv twv Û7rap7 ovT<ov ûp.ûv... TrpcctSéla.ibz (x, 34) par des circonstances du môme temps. Aeoucîî ,u.ou {ibid.) est une correction maladroite pour âcdaîct;.

4. L'auteur de la lettredonne des nouvelles de Timothée; il suppose comme des choses connues la persécution de Néron, et la mort

LXH SAINT PAUL. •

Après avoir discuté l'authenticité, nous avons à discuter l'intégrité des épîtres de Paul. Les épîtres authentiques n'ont jamais été interpolées ^ Le style de l'apôtre est si individuel , si original, que toute addition se détacherait sur le fond du texte par sa pâleur. Dans le travail d'édition qui eut lieu quand les épîtres furent recueillies, il se fit cependant quelques opérations dont il importe de se rendre compte. Le principe des éditeurs paraît avoir été : 1° de ne rien ajouter au texte; 2" de ne rien perdre de ce que l'on croyait avoir été dicté ou écrit par l'apôtre; o" d'éviter les répétitions qui ne pouvaient manquer de se produire, surtout quand il s'agissait de lettres circulaires , offrant des parties communes. Les éditeurs , en pareil cas , paraissent avoir suivi un système de rapiécetage ou d'intercalation , dont le but semble avoir été de sauver des morceaux qui sans cela auraient péri. Ainsi le passage II Cor., vi, 1/|.- VII, i, forme un petit paragraphe qui coupe si singulièrement la suite de l'épître, au'on est porté à croire

des apôtres; on esl donc porté à croire que, quand il écrivait, ces derniers faits étaient déjà un peu anciens, x, 34, cependant, détourne de croire qu'ils fussent trop anciens.

4. Les notes finales, qui, dans le texte grec reçu du Nouveau Testament et dans les versions qui en dérivent, prétendent indiquer l'endroit oij l'épître a été écrite et le nom du porteur, sont des scolies modernes, dénuées de toute valeur.

INTRODUCTION lxiiî

qu'il a été cousu là grossièrement. Les derniers chapitres de l'épître aux Romains présentent des faits bien plus frappants et qu'il importe de discuter avec minutie; car beaucoup de parties de la biographie de Paul dépendent du système qu'on adopte sur ces chapitres.

En lisant l'épître aux Romains , on éprouve , à partir du chap. xii, quelque étonnement. Paul paraît se départir là de son principe habituel : « Chacun sur son terrain. » Il est singulier qu'il donne des conseils impératifs à une Église qu'il n'a pas fondée, lui qui relève si vivement l'impertinence de ceux qui cherchent à bâtir sur les fondements posés par d'autres *. A la fin du chap. xiv, des particularités bien plus bizarres commencent. Plusieurs manuscrits , que suit Griesbach , après saint Jean Ghrysostome , Théodoret , Théophylacte , OEcumenius ^ , placent à cet endroit la finale du chap. xvi (versets 25-27). Le Codex Alexandrinus et quelques autres répètent deux fois cette finale, une fois à la fin du chap. xiv et derechef à la fin du chap. xvi.

Les versets 1-13 du chap. xv excitent de nouveau notre surprise. Ces versets répètent et résument

4. II Cor., X, ISetsuiv.; Rom., xv, 20 et suiv. 2. Griesbach, Nov. Test., II, p. 212-213.

Lxiv SAINT PAUL.

mollement ce qui précède. Il est peu supposable qu'ils se soient trouvés dans la même lettre que ce qui précède. Paul se répète souvent dans le cours d'un même développement , mais il ne revient jamais sur un développement pour le résumer et l'alïaiblir. Ajoutons que les versets 1-J3 paraissent s'adresser à des judéo-chrétiens. Saint Paul y fait des concessions aux idées juives ^ Quoi de plus singulier que ce verset 8, où le Christ est appelé ^làîcovoç TrepiTojx-^ç ? On dirait que c'est ici un résumé des chapitres xii, xiii, xiv, à l'usage de lecteurs judéo-chrétiens, auxquels Paul tient à prouver par des textes que l'adoption des gentils n'exclut pas le privilège d'Israël et que Christ a rempli les promesses antiques ^

La partie xv, i/|.-33 , est évidemment adressée à l'Église de Rome et à cette Eglise seule. Paul s'y exprime avec réserve, comme il convient en écrivant à une Eglise qu'il n'a pas vue, et qui, étant en majorité judéo-chrétienne, n'est pas directement de sa juridiction. Dans les chap. xii, xiii, xiv, le ton de la lettre est plus ferme ; l'apôtre y parle avec une douce autorité; il s'y sert du verbe -kcl-

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