‹ Saint PaulChapitre 312 sur 417 · II Cor., III · texte numérisé non relu

II Cor., III

410 ORIGINES DU CH lUSTIANlSME. [An 57J

qiies, oublierait que dans cette étrange énurnération, parmi les diaronieset \es charismata de l'Église primitive, se trouvent le soin de ceux qui souffrent, l'administration des deniers du pauvre, l'assistance réciproque ! Paul énumère ces fonctions en dernier lieu et comme d'humbles choses. Mais son regard perçant sait encore ici voir le vrai, a Prenez garde, dit -il; nos membres les moins nobles sont justement les plus honorés. » Prophètes, parleurs de langues, docteurs , vous passerez. Diacres, veuves dévouées, administrateurs du bien de l'Eglise, vous resterez ; vous fondez pour l'éternité.

Dans le détail des prescriptions relatives aux exercices spirituels, Paul montre son esprit pratique K Il met hautement la prophétie au-dessus du don des langues. Sans repousser absolument la glossolahe, il fait à ce ! sujet des réflexions qui équivalent à un blâme. Le glossolale ne parle pas aux hommes, il parle à Dieu, personne ne le comprend, il n'édifie ({ue lui-même. La prophétie, au contraire, sert àl'édilication et à la consolation de tous. La glosBolalie n'est bonne que si elle est interprétée, c'est-à-dire si d'autres fidèles spécialement doués pour cela, interviennent et savent en tirer un sens; par elle-

Page 1