‹ Saint PaulChapitre 336 sur 417 · Ibid.j vm, 6 et suiv · texte numérisé non relu

Ibid.j vm, 6 et suiv

442 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An d7J

La sentence prononcée contre l'incestueux avait été adoucie , ou plutôt Satan , à qui Paul l'avait livré, n'exécuta pas l'arrêt. Le pécheur continua de vivre: on mit naïvement sur le compte d'une indulgence consentie par l'apôtre ce qui n'était que le simple cours de la nature. On ne le chassa même pas absolument de l'église; mais on évita les relations avec lui \ Titus avait conduit toute cette affaire avec une prudence consommée et aussi habilement que l'eût fait Paul lui-même-. L'apôtre n'éprouva jamais de joie plus vive qu'en recevant de telles nouvelles. Durant quelques jours , il ne se posséda point. Il se repentait par moments d'avoir centriste de si bonnes àmes; puis, en voyant l'effet admirable que sa sévérité avait produit, il nageait dans la joie'.

Cette joie pourtant n'était pas sans mélange. Ses ennemis étaient loin de céder; la lettre les avait exaspérés, et ils en faisaient les plus vives critiques. On notait ce qu'elle avait de dur et d'injurieux pour l'Eglise ; on accusait l'apôtre d'orgueil et de vanterie : a Ses lettres, disait- on, sont sévères et énergiques; mais sa personne est chétive, et sa parole

\. II Cor., II, 6.

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