‹ Saint PaulChapitre 338 sur 417 · II Cor., I, 15 et suiv · texte numérisé non relu

II Cor., I, 15 et suiv

444 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 57)

pour ne pas leur montrer toujours un visage morose. « Si je vous contristais, ajoute-t-il, que devienclrais-je, n'ayant pour m'égayer que celui que j'aurais contristé * ? » II leur a écrit sa dernière lettre avec larmes et le cœur navré; mais, à présent, tout est oublié ; il se souvient à peine qu'il a été mécontent. Par moments, il se repent, songeant qu'il les a affligés; puis, voyant quels fruits de pénitence a produits cette affliction, il ne peut plus se repentir. La tristesse selon Dieu est salutaire; la tristesse selon le monde amène la mort'. Peut-être aussi a-t-il été bien sévère. En ce qui concerne l'incestueux, par exemple , la honte qu'il a subie est un châtiment suffisant. Il faut plutôt le consoler, de peur qu'il ne meure de chagrin ; tel qu'il est , il a droit encore à la charité. L'apôtre confirme donc de grand cœur la miligation de sa peine. S'il s'est montré si dur, c'était uniquement pour mettre à l'épreuve la docilité de ses fidèles '. iMaintenant, il voit bien qu'il n'avait pas trop compté sur eux. Tout ce qu'il avait dit d'avantageux sur leur compte à Titus s'est trouvé vérifié* ils n'ont pas voulu que leur

i. II Cor., II, 2.

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