II Cor., VIII, IX
(454 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 57}
plutôt la réciprocité. Pour le moment, les Corinthiens sont riches et les saints de Jérusalem sont pauvres ; c'est aux premiers à secourir les seconds ; les seconds secourront les premiers à leur tour. Ainsi se vérifiera la parole : « Celui qui avait beaucoup ne surabondait pas ; celui qui avait peu ne manquait de rien * . »
Paul pria le fidèle Titus de retourner à Corinthe et d'y continuer le ministère de charité qu'il avait si bien commencé. Titus désirait cette mission et il la reçut avec empressement ' . L'apôtre lui donna deux compagnons dont nous ne savons pas les noms. L'un était du nombre des députés qui avaient été élus pour porter l'offrande de la Macédoine à Jérusalem ; a sa louange, dit Paul, est dans toutes les Eglises à cause de l'Évangile qu'il a prêché » . L'autre était un frère » dont Paul avait éprouvé le zèle en beaucoup d'occasions et qui cette fois redoublait d'ardeur par la confiance qu'il avait dans l'Eglise de Corinthe ' ». Aucune de ces indications ne suffit pour décider de qui il s'agit *. Paul prie les Corinthiens de soutenir
\. Exode, XVI, 1S.