Rom., xii; rîin
470 ORIGirsES DL' CH iïISTI AMSME. [An 58]
démon ^ . Paul leur répond , en vrai disciple de Jésus :
« Que chacun soit sovimis aux puissances régnantes; car il n'y a pas de puissance qui ne vienne de Dieu. Les puissances qui existent sont ordonnées par Dieu; en sorte que celui qui fait de l'opposition aux puissances résiste à l'ordre établi par Dieu; or, ceux qui résistent à l'ordre établi par Dieu s'attirent un jugement sévère. Les gouvernants, en effet, font peur au mal et non au bien. Veux-tu ne pas craindre l'autorité? Fais le bien, et tu obtiendras d'elle des louanges; car elle remplit de la part de Dieu auprès de toi un ministère bienfaisant. Mais, si tu fais le mal, tremble; car ce n'est pas en vain qu'elle porte l'épée; elle remplit de la part de Dieu un ministère de vengeance et de colère contre ceux qui font le mal. Il faut donc être des sujets soumis, non-seulement par crainte du châtiment, mais par devoir de conscience. Et voilà pourquoi vous payez les impôts. Les souverains, en effet, sont des fonctionnaires de Dieu -, occupés à remplir l'office qu'il leur a imposé. Rendez donc à chacun ce qui lui est dû : à qui vous devez l'impôt, payez l'impôt; à qui la redevance, payez la redevance; à qui la crainte, payez la crainte; à qui l'honneur, payez l'honneur'. »
i. Epiph., haer. xxx, 4è; Homél. pseudo-cléni., xv, 6, 7, 8.
2. Aeitcuo^c- 6scû. Il faut se rappeler que l'impôt pour le juif impliquait toujours une idée religieuse. Corap. Méliton,dansCureton, Spicil. syr., p. 43.