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Rom., XV

484 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 58]

peler le ton d'un maître parlant avec autorité; il ne fit pas de salutations personnelles ^ Avec ces précautions, il pensa que son titre, désormais reconnu, d'apôtre des gentils^ lui donnait le droit de s'adresser à une Eglise qu'il n'avait jamais vue^ L'importance de Rome comme capitale de l'empire le préoccupait; depuis plusieurs années, il nourrissait le projet de s'y rendre*. Ne pouvant exécuter encore son dessein, il voulut donner une marque de sympathie à cette Église illustre, laquelle renfermait une classe de fidèles dont il s'envisageait comme le pasteur % et lui annoncer la bonne nouvelle de sa future arrivée®.

La composition et l'envoi de l'épître dite « aux Romains » occupèrent la plus grande partie des trois mois d'hiver que Paul passa cette fois à Gorinthe '. Ce

i. Voir l'introduction, p. lxiii et suiv.

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