‹ Saint PaulChapitre 380 sur 417 · Act., XX · texte numérisé non relu

Act., XX

^00 ORIGINES DU CHRISTIANISME. |An 58]

tigable; à minuit, il parlait encore, et on n'avait pas rompu le pain , quand tout à coup un cri d'horreur s'éleva. Un jeune garçon nommé Eutyque , assis sur le bord de la fenêtre , s'était laissé aller à un profond sommeil et venait de tomber du troisième étage sur le sol. On le relève, on le croit mort. Paul, persuadé de ses pouvoirs miraculeux , n'hésite pas à faire ce que fit , dit - on , Elisée * : il s'étend sur le jeune homme évanoui , il met sa poitrine sur sa poitrine , ses bras sur ses bras , et bientôt il annonce avec assurance que celui qu'on pleure est encore en vie. Le jeune homme, en efi'et, n'avait été que froissé de la chute; il ne tarda pas à revenir à lui. La joie fut grande, et tous crurent à un miracle. On remonta dans la chambre haute , on rompit le pain , et Paul continua l'entretien jusqu'à l'aurore.

Quelques heures après, le navire mettait à la voile. Les députés et les disciples seuls y montèrent; Paul avait préféré faire à pied, ou du moins par terre, le voyage de Troas à Assos" (huit lieues environ). On se donna rendez -vous à Assos, où l'on se retrouva en effet. A partir de ce moment, Paul et ses compagnons ne se quittèrent plus. Le premier jour, on

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